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Nouvelle-Aquitaine : Quelles sont les priorités de la Région pour 2022 ? Interview d'Alain Rousset
Par Paul Bureau publié le 17 JAN 2022 à 11:47
Le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset a présenté ses priorités et celles de la Région pour 2022 : Industrialisation, santé, innovation, formation et transports...

Santé, réindustrialisation, GPSO et fraternité sont les thèmes qui rythmeront la politique de la Région pour l’année 2022. Appelant de ses vœux à la vaccination massive de la population, le Président de la Région, Alain Rousset, regrette cependant que « le pays de Pasteur, qu’est la France, n’ai pas réussi à mettre un vaccin au point.“

Redynamiser et réindustrialiser la région

La rénovation du lycée des Métiers du bâtiment de Felletin illustre la volonté de redynamiser les territoires. À travers ces “universités de proximité“, des lycées proposant des filières allant de la licence au bac+5 devraient commencer à fleurir sur le territoire.

Exemple du lycée la Souterraine Raymond Loewy qui propose une formation diplômante en Design bac+5. Hors compétence dans le domaine universitaire, ce sont près de 46 M € qui ont été investis dans le projet de rénovation à Felletin par la Région Nouvelle-Aquitaine.

L’éducation est la première pierre du grand chantier de ré-industrialisation du territoire. Que ce soit autour des thématiques du logement de proximité pour les étudiants ou de l’attractivité pour les entreprises, la réponse de la Région se situe dans ses lycées, ancrés dans les territoires, qui devraient être capables de fournir aux entreprises locales une main d'œuvre qualifiée.

L’objectif à long terme est de doubler le nombre d’ingénieurs formés dans la région à travers 5 projets d’écoles dédiées.

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Avoir confiance en l’avenir

Second volet annoncé, celui de la solidarité. “Retrouver la confiance face à l’inquiétude de nos concitoyens, les jeunes comme les moins jeunes pour préparer un monde meilleur“ est l’une des priorités du Président de Région.

Pour imaginer ce monde de demain, Alain Rousset mise sur l’innovation dans le secteur de la transition écologique. Tout a commencé en 2019 avec la charte NéoTerra (signée aujourd’hui par près de 73 % des agriculteurs de la région, ndlr).

En 2022, NéoTerra II se verra agrémentée de nouveaux volets. Notamment un sur la santé.

« One Health » et les médicaments du futur

Le projet « One Health », repose dans la conception d’une nouvelle médecine alliant la santé humaine, vétérinaire et environnementale.

L’objectif ?

Créer les médicaments du futur en fondant un campus Biotech, au sein de l’université de Limoges qui pourra, dans une idée de coopération régionale, porter la voie d'une santé globale face à des épidémies comme celle de la Covid-19 ou de la grippe aviaire.

Pour le Président, “c’est un projet complexe alliant la médecine humaine, la médecine vétérinaire et le fonctionnement de la santé environnementale, c’est un projet politique mais surtout un projet d’ingénierie“.

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GPSO, le train de la discorde

Il n’en fallut peu pour que le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine réagisse au blocage du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) par les maires de Bordeaux et Dax. Aujourd’hui à l’étape de finalisation des recherches de financement, ce projet devrait relier les villes de Toulouse dans une branche et de Dax dans l’autre à la ligne Bordeaux-Paris inaugurée en 2017.

Parlant d’une “émulation saine“ entre les régions, ce projet pourrait profiter à la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie. Comme pour la ligne Bordeaux-Paris, ce sont « des milliers d’emplois qui seraient créés“ affirme Alain Rousset. Il ajoute “qu’entre le choix de garder les autoroutes toujours plus pleines, imperméabilisant le sol et polluant, ou engager une politique écologique à long terme“, il a fait le sien.

Concernant la position de Pierre Hurmic, actuel Maire de Bordeaux et opposant au projet, Alain Rousset pense « qu’il ne devrait pas en rajouter. Écrire au Premier Ministre pour descendre un projet qui concerne l’arrivée des fonds européens est à la fois bête et méchant.

En effet, si la ligne Bordeaux-Paris est prolongée comme dans son projet initial jusqu’à l’Espagne, les financements de l’Europe pourraient s’élever jusqu’à près de 40% espère Alain Rousset.

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