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Pays Basque : Comment la Région Nouvelle Aquitaine soutient ce territoire ?
Par Denys Bédarride publié le 03 FEVR 2021 à 09:10
Suite à la commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine le 1er février à l’Hôtel de Région à Bordeaux. Au total, 268 délibérations ont été votées et 1 624 subventions attribuées pour un montant total de 662 045 735,51 euros par les élus régionaux, réunis sous la présidence d’Alain Rousset.

Plusieurs dossiers concernent le Pays Basque, dont les suivants :

Innovation dans la cybersécurité et le surf

  • 75 000 euros à Escape Technologies à Biarritz

Escape est une toute jeune entreprise créée en septembre 2020 par 2 jeunes entrepreneurs, acteur du marché de la cybersécurité. Cette entreprise se positionne en particulier sur le marché de la gestion des vulnérabilités et de l'audit cyber.

Escape souhaite innover et développer le prototype de sa solution de cybersécurité visant la génération de règles de sécurité, automatisées et basées sur l'intelligence artificielle, pour les plateformes cloud.

En effet, avec l'essor du cloud, des mutations majeures sont apparues dans le secteur de la cybersécurité. Initialement, les équipes en charge de la cybersécurité étaient des entités spécialisées. Aujourd'hui, ce sont les développeurs eux- mêmes qui doivent gérer la sécurité de leurs applications et des infrastructures. Cependant, ces derniers ne disposent pas d'outils adaptés à leurs nouvelles responsabilités. La solution sera en mesure d'identifier les failles de sécurité et de générer automatiquement un plan d'action afin de sécuriser les applications cloud, sans nécessiter d'intervention de la part des développeurs.

La technologie développée permettra à de nombreuses entreprises de renforcer leur cybersécurité et ainsi d'améliorer leurs performances économiques.

L’entreprise prévoit de recruter 8 personnes dans ce cadre sur l'année 2021.

  • 20 000 euros à Polyola à Bayonne

Créée en septembre 2020, Polyola a pour objectif de réduire l'impact environnemental de fabrication des planches de surf, en intervenant sur 2 axes : la nature du matériau utilisé pour fabriquer le cœur de la planche et sa recyclabilité.

La grande majorité des planches sont construites autour d'un pain de mousse en polyuréthane (PU). Or ce matériau, fabriqué à partir de ressources pétrochimiques, est nocif pour l'environnement et toxique pour les personnes qui l'utilisent dans les étapes de fabrication (shapers...).

Après 2 ans de R&D, Polyola a conçu et développé la toute première mousse de planche de surf en PU entièrement recyclable. Celle-ci se compose de PU recyclé mélangé à un composant à base de bois. L'impact environnemental est donc significativement réduit : pour fabriquer une planche, moins de nouvelles ressources sont nécessaires, et en fin de vie, cette planche peut être 100% recyclée.

En outre, le matériau est plus sain à travailler et présente des performances techniques supérieures au PU classique.

Le projet est soutenu par le cluster Eurosima et par French Basque Invest. Le plan de marche prévoit le recrutement de 5 personnes d'ici fin 2022.

Dans la chaîne de valeur, Polyola se positionne comme un producteur et distributeur de pains de mousse. Ceux-ci sont vendus aux fabricants de planches de surf (usines et shapers).

Les fabricants pourront ensuite retourner à Polyola les déchets de mousse, pour qu'ils soient recyclés et transformés ainsi en nouvelles planches de surf. L'ambition de la start-up est de créer un processus circulaire et local (production en Europe).

Après la phase de fabrication et de test de prototypes, la fabrication industrielle a été initiée en novembre 2020. 2021 est l'année d'amorçage commercial.

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Soutien à des investissements matériel et numérique

  • 30 270 euros à Elikatxo à Bardos

Implantée à Bardos, l'entreprise, créée en 2013, a été reprise en 2019. Elle est spécialisée dans la production, la transformation à façon de fruits et légumes, et la commercialisation de jus de fruits et de soupes. Elle produit également sous sa propre marque, et a développé une gamme de sodas, le cola basque, et des limonades.

Face à la forte concurrence au niveau régional, la société se démarque grâce à sa gamme étendue de produits et son réseau de distribution.

Afin de répondre à la demande de sa clientèle, l'entreprise souhaite développer une nouvelle gamme de produits bio et sans sucres. La création d'une ligne de production automatisée est envisagée. Aussi, la société a besoin d'investir dans de nouveaux matériels, plus performants et spécifiques, en complément de l'équipement actuel.

En termes de potentiels d'emplois, ce projet devrait permettre à terme le recrutement de 6 personnes supplémentaires a minima.

  • 58 710 euros aux Poteries Goicoechea à Ossès

La société est spécialisée dans la conception et fabrication de poteries en terre cuite et à la corde pour la décoration de jardins, extérieur et intérieur. Il s'agit d'un produit artisanal positionné sur un segment de marché haut de gamme.

La force de l'entreprise réside dans sa capacité créatrice qui démarque ses collections des productions italiennes et espagnoles et dans sa faculté à déposer ses différents modèles. L'entreprise entend poursuivre son développement sur le segment du haut de gamme et renforcer la vente par le biais du e-commerce.

Sur la partie production, elle souhaite se doter d'un four et d'une machine pour fabriquer les pots en céramique. Ces équipements vont lui permettre de fluidifier, rationaliser et augmenter les volumes de production.

5 emplois devaient être créés dans ce cadre.

  • 114 866 euros à Celsa France à Boucau

La société Celsa France est spécialisée dans la production de billettes d'acier à partir de ferrailles de récupération. Elle réalise son activité dans un site dont elle est propriétaire sur le port de Bayonne et qui représente 20 000 m2 couverts.

Celsa France est la première entreprise sidérurgique en France à avoir obtenu la triple certification Qualité/Sécurité/Environnement (ISO9001 / OHSAS 18001 / ISO 14001).

Sa stratégie de développement repose aujourd’hui sur 2 axes complémentaires : tout d’abord, augmenter la capacité de production. Le groupe a entamé en 2016 un projet de création d'un complexe industriel d'envergure sur le port de Bayonne, en regroupant sur un même site l'aciérie et un laminoir.

La possibilité d'envisager un chargement direct des billettes en sortie d'aciérie dans un laminoir, permettant une économie d'énergie substantielle qui s'inscrit en cohérence avec Néo Terra, la feuille de route régionale destinée à accélérer la transition énergétique.

Le second axe consiste à développer une nouvelle gamme de produits à plus forte valeur ajoutée en s'appuyant la transformation numérique de ses procédés de fabrication.

Le présent projet vise ainsi à intégrer des technologies numériques en production pour optimiser la traçabilité des produits, la sécurité des procédés et l'impact environnemental.

4 emplois devraient être créés dans ce cadre.

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Entretien des lycées

Les opérations structurantes visent à transformer profondément le lycée dans une perspective d'amélioration des conditions d'études, de travail et de vie dans les établissements de la Nouvelle-Aquitaine.

Les opérations retenues l'ont été sur la base de l'analyse comparative de l'état du patrimoine et des évolutions démographiques et pédagogiques. C’est dans ce cadre que le lycée professionnel Paul Bert de Bayonne reçoit une aide régionale de 4 950 000 euros pour les travaux de restructuration du bâtiment A.

Aussi, dans le cadre du Programme Pluriannuel d’Investissements 2017-2021, le programme 2021 « carte des formations » a pour vocation de réaliser les adaptations liées à l'évolution de la carte des formations, comme les décisions d'ouverture ou de fermeture de divisions, la reconfiguration de diplômes professionnels ou encore du cursus de formation. A ce titre, le lycée de Navarre de Saint-Jean-Pied-de-Porc reçoit une aide régionale de 450 000 euros pour la création d'un laboratoire de pâtisserie.

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Infrastructures - transports

Travaux d'investissement 2021 sur les infrastructures du port de Bayonne: une enveloppe totale de 10 905 000 euros

La Région, propriétaire et autorité du port de Bayonne, a la charge des infrastructures et du patrimoine portuaire. A ce titre, elle investit afin de maintenir en état son patrimoine et développer les capacités du port au service de ses entreprises utilisatrices.

En 2021, il est prévu le programme d’investissements suivant :

  • Quai Edmond Foy

Le quai Edmond Foy est considéré comme le quai d’honneur du port de Bayonne et n’accueille aucun trafic de marchandises. Il sert de manière régulière pour l’accueil de navires de prestige, de croisières ou d’événements liés au monde de la mer. Les désordres devenant récurrents, il a été engagé dès 2016 les premiers travaux conservatoires afin de garantir la pérennité de l’ouvrage à court terme. Un diagnostic technique a été réalisé entre 2019 et début 2020 afin de permettre d’étudier les différentes solutions techniques de renforcement « définitif » de l’ouvrage. Pour permettre la poursuite de cette opération, une aide régionale de 3 000 000 d’euros est accordée.

  • Remplacement engins & gros matériel de chantiers

L’objectif global est la remise à niveau de l’environnement de travail de la régie du port pour garantir des méthodes et un environnement de travail conformes à la réglementation et aux impératifs de sécurité.

Il est prévu l’acquisition de matériels d’atelier spécifiques, un camion-grue et divers engins et matériels. La Région est propriétaire de l’estuaire de l’Adour dans les limites administratives du Port et à ce titre doit garantir la sécurité de la navigation dans le port et vérifier les dragages.

Pour ce faire, les marins et hydrographes réalisent des relevés bathymétriques qui sont transmis à la capitainerie et à notre concessionnaire. La vedette de sondage arrive aujourd’hui en limite d’âge et doit donc être remplacée. A cet effet, c’est un investissement régional d’ 1 000 000 euros qui est voté.

  • Intégration Ville – Port

En 2020, un schéma d’aménagement des secteurs portuaires de Saint-Bernard à Bayonne a été voté à l’unanimité par le Comité Stratégique Territorial après une concertation avec l’ensemble des collectivités concernées par le port.

Il a permis de dégager les orientations stratégiques d’aménagement pour ce secteur avec une étude spécifique sur le développement du fret ferroviaire.

Il apparait nécessaire de poursuivre les actions menées en matière d’aménagement portuaire, de report modal ferré, de stratégie foncière et environnementale mais également d’initier de nouveaux projets ou de nouvelles démarches sur ces mêmes champs.

Ainsi, une subvention régionale de 1 050 000 euros permettra de finaliser des travaux indispensables à la modernisation et au développement du port.

  • Reconstruction quai Armand Gommès

La reconstruction du quai Gommès d’ici 2023 est inscrite dans le Schéma Directeur d’Aménagement (SDA) du port de Bayonne, établi en 2013 par la Région Nouvelle-Aquitaine et validé par l’ensemble des collectivités locales. Il a pour objectif principal l’optimisation

des quais et terre-pleins de Blancpignon, permettant ainsi l’optimisation des trafics existants et le développement de nouvelles activités et des trafics portuaires. Ce nouvel investissement permettra de répondre à la demande des utilisateurs du port et d’offrir un outil moderne et performant au service des entreprises du territoire.

L’opération de restructuration séquencée en 3 phases distinctes, a permis la reconstruction du poste d’accostage Castel Amont (en 2008) et du quai Castel Aval en 2015 afin de disposer d’un front d’accostage aligné et d’une extension de terre-pleins de près de 10 000 m2.

Pour cette troisième phase, l’engagement de la mission de maîtrise d’œuvre de l’opération est prévu en 2021 pour une fin des travaux en 2023.

Ce sont ainsi 5 855 000 euros qui permettront de compléter le financement de cette opération et permettre son lancement et sa réalisation.

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