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L’économie Sociale et Solidaire : une force économique pour la Haute-Garonne
Par Charline Poullain publié le 03 DEC 2021 à 09:24
La première rencontre départementale de l’économie sociale et solidaire (ESS) s’est tenue à la Maison des territoires à Toulouse. Avec plus de 45 000 salariés, le secteur représente près de 8 % de l’emploi en Haute-Garonne, dont beaucoup de femmes dans le champ de l’action sociale.

Pour la première fois, des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) se sont retrouvés à Toulouse, à l’invitation du Département.

« La crise que nous vivons génère une prise de conscience : les collectivités doivent se mobiliser pour trouver des réponses », explique en introduction Isabelle Hardy, la vice-présidente du conseil départemental de Haute-Garonne en charge de l'économie sociale et solidaire.

« L’ESS est une vraie manne d’innovation sociale et d’emplois sur les territoires. Elle a toujours été au rendez-vous des crises de développement, c’est son ADN », rappelle Sarah Rousseau, directrice adjointe de la Chambre régionale de l’Économie sociale et solidaire (Cress). Mais pour cela, elle a besoin de soutien et de moyens.

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Aides

En juillet 2020, le Conseil départemental a adopté un plan en faveur de l’économie sociale et solidaire et de l’innovation sociale. Doté de 100 000 €, ce fonds permet un accompagnement de 15 000€ par porteur de projet. Sans oublier un soutien en ingénierie, aux tiers-lieux et un fonds d’aide aux communes. Autres leviers : la commande publique et des prises de participation dans les SCIC (sociétés coopératives d'intérêt collectif).

Ainsi, L’Atelier des bricoleurs, devenu un tiers-lieu des savoir-faire manuels à Toulouse, est passé à un statut de SCIC et a été rejoint par le Conseil départemental.


« La force de l’ESS est de percevoir au plus près les mutations de la société et de ses besoins »

Première coopérative de colocation de jeunes en Occitanie, Campus et toit a été créée en mars 2020 à Toulouse et à Foix. « On loue un logement à des propriétaires ou des bailleurs sociaux, que l’on sous-loue à des moins de 30 ans », explique Nathalie Gaudant.

À Toulouse, l’association Paus’autisme propose un moment de répit aux proches de personnes en situation d’autisme. Qu’il s’agisse de quelques heures par semaine ou d’un accompagnement quotidien. « Nous souhaitons développer des antennes dans les territoires ruraux », explique son fondateur, Dimitri Bepoldin.

« La force de l’ESS est de percevoir au plus près les mutations de la société, ses besoins, et de pouvoir y répondre », souligne Sarah Rousseau.

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Chiffres

La Haute-Garonne compte 45 218 salariés travaillant dans des entreprises de l’ESS, soit 8,2 % de l’emploi total et plus de 10 % dans le privé.

Comparativement, ils sont 2,3 millions en France, soit 10,2 %. La Région Occitanie affiche 209 314 salariés de l’ESS, qui représentent 11,6 % de la masse salariale (et jusqu’à 13,2 % du secteur privé).

Ces effectifs sont à plus de 80% dans des associations, à 12 % dans des coopératives, puis viennent les mutuelles et les fondations. Les structures de moins de 10 salariés à 79 %.

Premier pourvoyeur d’emplois : l’action sociale (à 40 %), suivie par l’enseignement, les activités financières et d’assurance, les sports et les loisirs, la santé, l’art et le spectacle…

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Globalement l’ESS a une bonne image même si la moitié des contrats n’est pas à temps complet. Sans surprise, ce sont les femmes qui occupent près de 70 % des emplois en Haute-Garonne.

Avec la crise du Covid, une centaine de postes a été perdue localement. Parmi les plus touchés : les sports, les loisirs et les activités culturelles. En revanche, l’hébergement médico-social enregistre une hausse.

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