Ecomnews - Adds
Provence-Alpes-Côte d’Azur : Les 48 aires d'attraction des villes régionales regroupent 96 % des habitants
Par Denys Bédarride publié le 17 NOV 2020 à 09:42
Les cinq plus grandes concentrent à elles seules près des trois quarts de la population. Au sein des aires de la région, même si les couronnes peuvent être très étendues, leurs poids démographique est bien moindre que celui de leur pôle ou de leur commune-centre. Les emplois sont encore plus concentrés que la population dans les communes-centres, cet écart se traduisant par de nombreux déplacements domicile-travail.

Les aires d'attraction des villes regroupent 96 % de la population en Provence-Alpes-Côte d'Azur

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur comprend 48 « aires d'attraction des villes ». Dans la lignée des anciennes aires urbaines, ce nouveau zonage associe des pôles, espaces denses en population et en emplois, et leur couronne, zone d'influence déterminée par les déplacements domicile-travail (pour comprendre).

La couronne est ainsi composée des communes dont plus de 15 % des actifs travaillent dans un pôle. Le pôle et sa couronne forment l'aire d’attraction de la ville.

Couvrant 678 communes, les aires d'attraction des villes regroupent 96 % de la population en Provence-Alpes-Côte d'Azur, davantage que dans toute autre région de province. Depuis 2007, le dynamisme démographique des couronnes ne semble pas ralentir, au contraire de la tendance nationale.

Dans la région, cinq aires d'attraction concentrent près des trois quarts des habitants : Marseille - Aix-en-Provence, 3e aire française la plus peuplée (après celles de Paris et Lyon), Nice, Toulon, Cannes-Antibes et Avignon. L'aire d'Avignon, principalement implantée dans la région, s'étend à l'Occitanie voisine.

Neuf aires comptent entre 50 000 et 200 000 habitants, parmi lesquelles figure l'aire transfrontalière de Monaco-Menton.

Tous les départements de la région comptent au moins une de ces aires de taille intermédiaire, qui totalisent 663 000 habitants. Enfin, la région compte 34 aires de moins de 50 000 habitants abritant 502 000 habitants.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, 60 % de la population vit dans des pôles, davantage qu'au niveau national (51 %). Réciproquement, les couronnes des pôles pèsent moins qu'au niveau national. Provence-Alpes-Côte d'Azur se distingue également par la prépondérance des communes-centres au sein même des pôles.

Celle-ci s'explique par le poids démographique de Marseille et Nice, qui concentrent à elles seules près d'un quart de la population régionale.

Par ailleurs, 268 communes sont situées hors de l'attraction des villes. Elles regroupent 4 % des habitants de la région, soit presque deux fois moins qu'au niveau national. Ce sont des communes peu peuplées, composées en moyenne de 680 habitants, mais qui occupent un tiers de la superficie régionale.

La moitié des emplois concentrée dans les communes-centres

Les emplois sont encore plus concentrés que la population dans les communes-centres. Celles-ci abritent la moitié des emplois de la région, offrant 119 emplois pour 100 actifs occupés résidents. À l'inverse, les couronnes des aires, à vocation davantage résidentielle, offrent moins d'emplois qu'elles n'abritent d'actifs occupés : 77 pour 100.

Toutefois, Provence-Alpes-Côte d'Azur se distingue des autres régions par une moindre concentration de l'emploi dans les communes-centres : 157 pour 100 au niveau national.

Par ailleurs, la situation est très différente selon les configurations locales. Tandis que Marseille et Nice proposent respectivement 113 et 114 emplois pour 100 actifs occupés résidents, ce ratio s'élève à 194 pour Avignon, 149 pour Cannes, 123 pour Toulon, et seulement 105 pour Fréjus.

Les petites aires plus dynamiques que les grandes

Dans la région, la croissance démographique est plus rapide au sein des aires de moins de 200 000 habitants que dans les aires de plus grande taille (+ 0,5 % en moyenne par an contre + 0,3 % entre 2007 et 2017).

Elle est particulièrement vive dans les aires d'attraction du Var telles que Brignoles, Le Luc ou encore Vidauban. La tendance nationale est inverse : la population progresse plus rapidement dans les plus grandes aires françaises que dans les plus petites (figure 3).

De plus, les aires de plus de 200 000 habitants sont moins dynamiques en Provence-Alpes-Côte d'Azur qu'en France (+ 0,6 %). En particulier, depuis dix ans, la population des grandes aires du littoral azuréen – Nice et Cannes - Antibes n'augmente quasiment pas. L'aire de Toulon fait exception et évolue conformément au rythme national.

Dans les autres grandes aires, la croissance démographique est modérée, portée par l'excédent naturel à Marseille–Aix-en-Provence et Avignon, par l'excédent migratoire à Toulon.

?id=zUsCo0oLrjyePkOiwiExZam0UCFuVPDD

Le dynamisme démographique se prolonge dans les couronnes

Au sein des aires d'attraction des villes de la région, les couronnes se peuplent plus vite que les pôles (+ 0,6 % contre + 0,1 % en moyenne par an entre 2007 et 2017). Ce mouvement s'observe également au niveau national. Cette croissance des couronnes s'appuie essentiellement sur un excédent migratoire.

Mais, contrairement à la tendance nationale, le dynamisme démographique des couronnes n'a pas semblé ralentir au cours de la dernière décennie. L'excédent migratoire contribuait à accroître la population des couronnes de 0,5 % par an entre 2007 et 2012 tout comme entre 2012 et 2017.

L'attractivité des couronnes de Marseille–Aix-en-Provence et de Toulon s'est même légèrement renforcée.

Dans les communes hors attraction des villes, la population croît au même rythme que dans les couronnes entre 2007 et 2017. L'essor démographique de ces communes a toutefois faibli au cours de la décennie, restant soutenu dans le Var.

?id=s3iSl3dqGrfXcaRmaSU7gaIjwwUgBJyu

Source INSEE Provence Alpes Côte d’Azur

Ecomnews - Adds