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Toulouse : Pour tout savoir sur le futur téléphérique Téléo. Reportage exclusif
Par Charline Poullain publié le 03 SEPT 2020 à 08:39
A Toulouse, les travaux du téléphérique se sont poursuivis tout l’été : trois des cinq pylônes sont montés. Téléo, de son petit nom, comportera trois stations pour desservir l’Oncopole, l’hôpital de Rangueil et l’université Paul-Sabatier. Il devrait être prêt en juin 2021.

Téléo sera le plus long téléphérique urbain de France.

En 3 km et seulement 10 minutes, il reliera l’Oncopole à l’université Paul Sabatier, en passant par l’hôpital de Rangueil. Ce faisant, il enjambera la Garonne et les coteaux de Pech David.

Autant d’obstacles naturels que les routes - souvent engorgées – sont obligées de contourner.

« Le téléphérique sera le maillon de la ceinture sud », souligne Jean-Michel Lattes, adjoint toulousain aux transports, président de Tisséo Collectivités et de Tisséo Ingénierie (en charge de la maîtrise d’ouvrage).

Cette ceinture est pensée pour aller, à terme, du quartier de Montaudran où passera la future 3e ligne de métro, jusqu’à Colomiers grâce aux bus Linéo.

Dans un premier temps, entre 7000 et 8000 usagers sont attendus par jour dans les 15 cabines. D’une capacité de 34 personnes, elles fonctionneront de 5h15 à minuit avec une vitesse de croisière de 20km/h et une fréquence de 1,30 min en heure de pointe.

Téléo se chiffre à 82,4 M€ HT ou 101M€ HT (soit 121,5M€ TTC) en intégrant la maintenance sur 20 ans. A l’enveloppe de 70 millions d'€ HT de Toulouse Métropole s’ajoutent les aides de l’État, de l’Europe et de la Région.

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Acheminement par convois exceptionnels nocturnes

Les grands travaux ont eu lieu tout l’été. Au métro Paul-Sabatier, une station aux allures de rampe de lancement sort de terre, tandis que de l’autre côté de la route, un haut pylône blanc très design est érigé.

Derrière lui, en enfilade, deux autres pylônes encadrent désormais l’hôpital de Rangueil. La station qui dessert l’hôpital a été le chantier le plus contraint, en surface, en topographie et en nuisances à limiter, telles les vibrations, le bruit et la poussière

« Les pylônes arrivent en bateau à Fos-sur-Mer. Ils sont transvasés sur des convois exceptionnels et acheminés directement à Toulouse », explique Rémi Torres, conducteur de travaux POMA.

Effectué uniquement de nuit, le trajet dure plusieurs jours. Une fois sur place chaque géant est levé en trois à quatre semaines, à grand renfort de grues. Avant que ses branches ne soient ajoutées au sommet.

« En 2021 Toulouse sera la capitale des transports »

Le chantier comporte 5 pylônes en tout. Les deux derniers en préparation sont le P1 à Oncopole (le plus grand avec 70 m) et le P2 sur les coteaux de l’autre côté du fleuve et de la réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège.

Cette portance sur 1 km est rendue possible grâce à la technologie 3S : « Il s’agit de trois câbles dont deux porteurs sur lesquels viennent rouler les cabines qui sont tirées par le 3e câble », détaille Vincent Conan, chef de projet chez Tisséo Ingénierie.

« Après avoir relevé les cinq pylônes on va procéder à une phase encore plus spectaculaire, prévient-il. On va dérouler les câbles par hélicoptère et par drone ».
« On espère que ce sera terminé en juin 2021, reprend Jean-Michel Lattes. Cet objectif est d’autant plus important qu’en 2021 Toulouse sera la capitale des transports avec la tenue, en octobre, du colloque des transports publics dans le parc des expositions lui aussi flambant neuf ".

Charline Poullain en direct de Toulouse

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