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redaction
3 juin 2018 Dernière mise à jour le Dimanche 3 Juin 2018 à 07:06

Après avoir rencontré de nombreuses oppositions, que ce soit de la part des écologistes, de Benoît Hamon, mais également Jean-Luc Mélenchon, c’est au tour du M5S de montrer sa contradiction au projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin.

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Après que la France a fait une pause dans le projet dû au scepticisme d’Emmanuel Macron, qui voulait reposer les bases et expliquer les objectifs économiques de ce projet.
C’est au tour de l’Italie de menacer de se retirer du projet.
Cette infrastructure de grande envergure a un coût de 10 millions d’euros.
 
Le financement de cette nouvelle ligne est divisé parmi 3 participants, 25 % par la France, 35 % pour l’Italie et 40 % pour l’Union européenne. Un projet de dimension pharaonique qui devrait durer jusqu’à fin 2030.

La transalpine reliant Lyon à Turin, a néanmoins été jugé non prioritaire par le conseil d’orientation des infrastructures. En effet les bienfaits de cette infrastructure s’estompent, à tel point que le dirigeant du M5S par Luigi Di Maio le qualifie d’inutile.

Selon lui ce projet aurait pu servir il y a 30 ans. Un changement de point de vue radicale qui influence l’Italie à se retirer du projet. Le M5S envisage même de reprendre cet argent déjà investi et de le remettre dans les transports locaux. Une requête qui bien sûr ne pourra être prise en compte.
De plus, s’ajoutera à l’argent déjà investie, une pénalité à hauteur de 2,5 milliards d’euros. Ce retrait entachera également la réputation du pays et nuira à sa crédibilité.

Avec un tunnel d’une longueur de 57 km passant sous les Alpes, ce sont de nombreux militants qui se sont soulevés tel que le mouvement du No TAV. Ces opposants fédèrent depuis maintenant 20 ans l’opposition à cette ligne car jugeant que ce projet est nuisible par rapport aux habitants et à leur écosystème.

Réalisée par la société franco-italienne TELT, la ligne serait néanmoins un booster économique pour les 2 pays.
En effet, ce seront plus de 40 millions de tonnes de marchandises acheminées et 5 millions de voyageurs à l’année.

Ce projet est donc soutenu par les entreprises car répondant à leurs attentes économiques et à celles du marché.

Bien que les écologistes soient catégoriquement contre ce projet, il permettra néanmoins des transactions de marchandises et un transport beaucoup plus écoresponsable.
Sur les longues distances, la nouvelle ligne permettra de consommer jusqu’à 5 fois moins qu’avec le transport routier.

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