Alors que l'année 2025 touche à sa fin, l'économie d'Auvergne-Rhône-Alpes présente un bilan contrasté, marqué par un ralentissement persistant dans plusieurs secteurs clés, malgré quelques signaux positifs portés par l'industrie pharmaceutique et les initiatives régionales en matière de pouvoir d’achat.
Selon les dernières données de l’Insee, l’activité économique régionale aborde 2026 sans réel élan, avec un recul observé dans la construction et l’industrie au cours des trimestres précédents. L’emploi salarié a légèrement fléchi au quatrième trimestre 2025, et les défaillances d’entreprises ont augmenté de plus de 19 % sur l’année écoulée.
Le secteur de la construction reste particulièrement touché, tandis que le tertiaire marchand stagne. Néanmoins, des rebonds ont été notés dans certains domaines comme l’agroalimentaire et l’énergie.
Du côté des entreprises emblématiques, le laboratoire pharmaceutique Théa, basé à Clermont-Ferrand, prévoit de dépasser le milliard d’euros de chiffre d’affaires, confirmant la vitalité de ce secteur santé dans la région.
Par ailleurs, les Trophées Bref Eco de l’Innovation 2025 ont mis en lumière des projets prometteurs dans le nucléaire, la détection et la gestion de l’eau, illustrant le dynamisme innovant d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur le plan régional, sous la présidence de Fabrice Pannekoucke qui a succédé à Laurent Wauquiez après son élection comme député, la collectivité a adopté un budget 2026 qualifié de “sincère” dans un contexte national difficile, avec une enveloppe de 5,2 milliards d’euros pour 2025 dédiée en grande partie aux transports (36 %) et aux actions économiques (13 %).
La Région a également lancé le Pass’Région Seniors en décembre, offrant des réductions et une cagnotte de 15 euros aux plus de 65 ans pour soutenir le pouvoir d’achat, une mesure étendant le dispositif déjà en place pour les jeunes.
Les perspectives pour 2026 restent prudentes, avec une reprise modérée attendue dans l’industrie et les services selon la Banque de France, mais des inquiétudes persistent sur la trésorerie des TPE/PME et les défaillances d’entreprises.
Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième région économique française, conserve donc des atouts solides comme son attractivité pour les investissements étrangers et son tissu industriel dense, mais le contexte national et international pèse sur sa dynamique.
En cette fin d’année, les acteurs économiques appellent à une simplification administrative et à un soutien renforcé pour traverser cette période de transition.




























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