La situation économique du Languedoc-Roussillon a connu un coup de frein depuis 2012. Sous le double effet de l’augmentation de la population active du fait de la croissance démographique et de la contraction de l’emploi salarié, le taux de chômage a
Le taux de chômage du Languedoc-Roussillon atteingnait 14,8% de la population active au 2ème trimestre 2013 (données Insee au sens du BIT), soit 4,3 points de plus que le niveau national avec lequel l’écart continue de se creuser.
Avec +1,1 points d’augmentation en un an, il s’agit de la plus forte dégradation annuelle des régions métropolitaines.
Le Languedoc-Roussillon est marqué par un fort taux de chômage et un niveau de scolarisation faible où la formation professionnelle joue un rôle de levier social primordial. Avec la récession de 2008-2009, la création d’emploi n’a pas été suffisamment forte pour compenser la hausse de population active dans la région. La demande d’emploi a augmenté entre 2006 et 20011, ainsi que la part de chômeurs dans la population active, passée de 14% à 14,3% au niveau régional. La dégradation du marché du travail affecte essentiellement les seniors et les jeunes. Comme au niveau national, le nombre de demandeurs d’emploi globale. Toutefois, la seconde partie de l’année 2013 montre des signes encourageants, avec notamment une baisse sensible du nombre de jeunes demandeurs d’emploi, dans la région comme au niveau national.
Entre 2007 et 2012, l’emploi dans des secteurs fortement représentatifs de l’économie régionale a fortement diminué : -15% dans le secteur de la construction ; -9% dans le secteur de l’industrie. (Source Insee).
Le nombre de demandeurs d’emploi augmente fortement, notamment chez les jeunes et les seniors, qui sont les plus exposés. Le taux d’emploi des 5-64 ans est particulièrement bas en Languedoc-Roussillon : en 2013, il s’établissait à 38,2% (Sources Eurostat), il était de 45,6% en France et de 50,1% en Europe.
Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans atteint 38,3% progressant de 8,2 points en un an (Eurostat – mai 2013).
La part de jeunes de 18 à 24 ans ayant quitté le système éducatif sans avoir obtenu au moins un diplôme de niveau V était en 2012 de 15,9%, contre 11,6% au niveau national (Source Eurostat).
Les effets de la situation dégradée du marché du travail se font sentir sur le plan social.
De plus, le niveau global de formation reste peu élevé (60% des salariés ont un niveau 5 ou 6 de formation), et le taux de diplômés de l’enseignement supérieur ne représente que 37,8% (Eurostat), alors que la moyenne nationale est de 43,6%.
Il s’agira, avec l’appui
des fonds européens (
voir Ecomnews ici), de contribuer aux objectifs de l’Union Européenne 2020 : un diplôme de l’enseignement supérieur pour au moins 40% de la population âgée de 30 à 34 ans, un taux d’emploi de 75% pour les 20-64 ans, une réduction d’abandon scolaire à 10%.
L’intervention du FSE est prioritairement ciblée sur 2 objectifs :
- Lutter contre le chômage, notamment des jeunes, en créant les conditions de la réussite scolaire et de leur insertion professionnelle, en améliorant les dispositifs d’orientation, en développant l’apprentissage et les formations pré-professionnelles facilitant l’accès aux savoirs de base et à l’alternance.
- Accompagner le développement économique de la région par de meilleures performances en termes de création/reprise d’entreprises, en s’attachant notamment à favoriser le développement de l’économie sociale et solidaire, qui connaît un fort essor en Languedoc-Roussillon (près de 12% de l’emploi salarié, contre 10% au niveau national).
Le PO FEDER/FSE se concentrera sur la formation professionnelle des demandeurs d’emploi, l’apprentissage, le service public de l’orientation, et l’accompagnement à la création/reprise d’entreprises. Le public cible très majoritaire est celui des demandeurs d’emploi, et plus particulièrement celui des jeunes au chômage dans le cadre de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes à laquelle la région est éligible.
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