Par décret n°2015-220 du 27 février 2015 publié au Journal Officiel du 28 février. Pour quels objectifs ? Quels en sont les membres fondateurs ? Pour quelles missions ?
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La communauté d’universités et établissements dénommée « Université Côte d’Azur » ou « UCA » est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel régi par le code de l’éducation et chargé des missions de service public qu’il mentionne.
Le siège d’UCA est fixé au siège de l’Université Nice Sophia Antipolis. Il peut être modifié par décision du conseil d’administration. Le territoire sur lequel UCA assure la coordination territoriale est celui de l’académie de Nice.
UCA est composé d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche dont l’identité, l’autonomie, les spécificités, notamment en ce qui concerne leur personnel et leurs ressources, sont maintenues et affirmées et qui décident d’exercer en commun des compétences, sur des projets pour la mise en œuvre de leurs missions arrêtés selon leurs statuts et ceux d’UCA, ou de regrouper des moyens pour en accroître l’efficacité.
UCA développe et promeut par ses actions et la coordination de celles de ses membres la recherche et l’innovation, la valorisation de leur résultat et leur diffusion, la formation initiale, continue et tout au long de la vie qui en découle en vue de la délivrance de titres et diplômes
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A la date de sa création, les 13 membres d’UCA sont :
1° L’université Nice Sophia Antipolis (UNS) ;
2° L’observatoire de la Côte d’Azur (OCA) ;
3° Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ;
4° L’Institut national de la recherche en informatique et en automatique (INRIA) ;
5° La SKEMA Business School ;
6° L’EDHEC Business School ;
7° Le centre hospitalier universitaire de Nice (CHU Nice) ;
8° Le Centre national de création musicale (CIRM) ;
9° L’Ecole nationale supérieure d’art Villa Arson ;
10° L’Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) ;
11° The Sustainable Design School (SDS) ;
12° L’Ecole supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower ;
13° Le Conservatoire national à rayonnement régional de Nice (CNRR).
Pour quels objectifs ?
Dans le cadre de la réflexion sur la coordination territoriale de l’enseignement supérieur et la recherche, et sur la base de l’analyse de leurs spécificités, forces et faiblesses, les acteurs académiques de la Côte d’Azur ont très clairement pris le parti de s’engager dans une politique de site qui met en valeur les atouts scientifiques de leur territoire.
S’appuyant sur une étude effectuée en 2013 dans le cadre de l’association PERSAN (Pôle d’enseignement et de recherche Sophia Antipolis Nice), ils élaborent une vision commune et une ligne stratégique forte visant à mettre en cohérence et dynamiser plusieurs axes structurant de recherche et campus dont les enjeux sont clairement déterminés.
Cette politique vise à garantir l’excellence académique de la recherche et son rayonnement national et international, son ancrage et sa participation active à l’écosystème territorial, et la fluidité des interactions avec le secteur de la recherche et du développement (R&D). Elle repose sur les forces spécifiques qui rendent le territoire remarquable :
1° L’université Nice Sophia Antipolis, une université pluridisciplinaire intensive en recherche (6e université française et 135e sur 750 au classement de Leiden, 13e université française et 240e sur 850 au classement européen U-Multirank, 300e sur 400 au classement de Shanghai). Le site compte 40 000 étudiants avec un taux d’étudiants étrangers représentant plus du double de la moyenne nationale ;
2° De nombreux établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) (notamment le Centre national de la recherche scientifique, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et l’Institut national de la recherche agronomique), qui contribuent de manière déterminante à l’excellence scientifique et la structuration de la recherche ;
3° Un socle de laboratoires de recherche de grande qualité sur un large éventail de thématiques et complémentaires pour répondre aux enjeux sociétaux ;
4° L’observatoire de la Côte d’Azur et son parc de très grands équipements ;
5° L’Institut national de recherche en informatique et en automatique Sophia-Antipolis Méditerranée et son rôle local structurant au niveau de la pluridisciplinarité ;
6° Des écoles de formations d’ingénieurs et des écoles de commerce reconnues pour leur excellence ;
7° La plus importante technopole d’Europe avec un secteur R&D privé extrêmement actif ;
8° Un territoire à forte visibilité internationale géré par des collectivités très investies dans la recherche et le développement économique, dans la cinquième ville de France.
Pour quelles missions ?
Les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche de la Côte d’Azur ont choisi de structurer leur projet sous la forme d’une COMUE à vocation « Recherche » nommée « Université Côte d’Azur » (UCA), dont les missions sont :
1° Elaborer et mettre en œuvre des synergies entre les différents acteurs pour construire un établissement de rang mondial en recherche et innovation parfaitement implanté dans son territoire, à fortes visibilité et attractivité internationales, notamment en coordonnant les actions au niveau des appels d’offres nationaux et européens ;
2° Donner à UCA un rôle leader en matière d’interdisciplinarité en favorisant une culture de l’interdisciplinarité, en décloisonnant et mettant en synergie sur des projets communs ses diverses composantes thématiques ;
3° Agir au niveau du territoire en multipliant les interactions entre recherche académique et R&D privée ;
4° Développer une offre ambitieuse, lisible et attractive de formation à la recherche s’appuyant sur l’excellence scientifique des laboratoires, le caractère interdisciplinaire d’UCA et l’émergence de thématiques nouvelles issues de la demande économique et sociétale. Cette offre coordonnée s’appuiera sur les outils pédagogiques de pointe, notamment dans le domaine du numérique ;
5° Intensifier les diverses actions au niveau de la culture scientifique pour rendre UCA attractive auprès d’un large public, notamment chez les lycéens, en particulier ceux qui pourraient se diriger vers des études scientifiques.
Sur le plan éthique, UCA se veut le garant de l’égalité, de la solidarité et de la valorisation des compétences de chacun. UCA promeut par sa gouvernance et ses actions la diversité, l’égalité entre les sexes, combat les discriminations et vise à l’égalité dans l’accès à ses services et activités des usagers et personnels handicapés.
Elle facilite à chacun par les moyens dont elle dispose et la stratégie numérique qu’elle élabore l’accès aux technologies numériques les plus performantes.

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