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Denys Bédarride
21 octobre 2014 Dernière mise à jour le Mardi 21 Octobre 2014 à 00:10

Quelque 10 000 professionnels sont recherchés dans les dix ans à venir. Ce métier offre des intérêts multiples, des responsabilités, du travail en équipe et une rémunération attractive. C’est l’un des messages à retenir après l’assemblée annuelle de

Quel est le métier qui ne connaît pas le chômage car tous les diplômés et même les futurs diplômés peuvent trouver du travail et exercer immédiatement un emploi qualifié ? Quel est le métier auquel on accède par les voies les plus diverses : une école de commerce ou d’ingénieur, un diplôme universitaire, un BTS ou un DUT, la formation continue, l’expérience acquise sur le terrain (VAE, validation des acquis de l’expérience) ? Quel est le métier qui joue un rôle essentiel pour le développement des entreprises en veillant sur leur santé financière et sur la transparence économique ? Quel est le métier où le cadre de travail peut changer tous les jours, passant d’un groupe coté en bourse à une association humanitaire, d’une PME à un club sportif, d’une université à une “start-up“ ? Quel est le métier qui accompagne en permanence 220 000 entreprises, associations, organismes publics ? Cette profession est le métier de commissaire aux comptes.

Ce message en direction des jeunes, c’est celui que le président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, Yves Nicolas, a tenu à rappeler à l’occasion de l’assemblée annuelle réunissant ses confrères de la région (Ardèche, Gard, Lozère, Vaucluse) sur le bateau-restaurant Mireio à Avignon. «L’âge moyen des auditeurs légaux est aujourd’hui de 53 ans, a-t-il souligné. Il faudra donc renouveler la moitié des 19 000 commissaires aux comptes actuels dans les dix années à venir. D’où la nécessité d’attirer des jeunes vers la profession, des gens à potentiel venant d’autres horizons que la filière comptable classique, surtout des femmes qui ne représentent encore que 20 % de la profession».
Ce renouvellement et cette ouverture sont d’autant plus indispensables que le contrôle légal des comptes élargit de plus en plus son périmètre pour dépasser la sphère économique marchande. Dans les universités, les hôpitaux, les comités d’entreprises ou les syndicats professionnels, les auditeurs légaux sont aussi devenus des acteurs quotidiens de la sécurité financière. Conséquence directe de l’élargissement des missions et de la complexification de l’économie, les filières de recrutement s’ouvrent à des personnes avec de nouvelles compétences et de nouveaux talents.

De nouveaux profils de commissaires aux comptes sont ainsi attendus pour 2016, à l’issue de la première promotion depuis la réforme du CAFCAC (Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Commissaires Aux Comptes) intervenue l’an dernier. Celle-ci met l’accent sur une harmonisation avec les pratiques européennes et autorise l’ouverture de la profession à de nouveaux cursus de l’enseignement supérieur. Cette réforme est pensée pour ouvrir des passerelles à des étudiants issus d’autres formations et attirer des diplômés d’établissements publics.

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