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Pierre Sauvey
19 février 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 19 Février 2016 à 06:15

La LGV Bordeaux-Tours doit pouvoir entrer en service le 2 juillet 2017. Paris sera alors à 2h05 de Bordeaux. Mais si le chantier est en en avance sur le calendrier prévu, le financement connaît encore bien des soucis. Il achoppe notamment sur le nomb

Laurent Cavrois, président de Lisea, la filiale de Vinci concessionnaire et constructeur de la LGV Tours-Bordeaux, alterne le chaud et le froid.

« Nous sommes en avance sur le chantier et la ligne pourra être mise en service normalement dès le 2 juillet 2017, un mois plus tôt que prévu » annonce-t-il. Une excellente nouvelle pour le tourisme du Sud-Ouest à l’horizon de l’été 2017.

Mais cet optimisme du constructeur est modéré chez Laurent Cavrois par le réalisme du gestionnaire. « Nos coûts fixes annuels sont de 250 millions d’euros. Nos recettes avec le nombre de liaisons TGV prévus actuellement entre Bordeaux et Paris seraient de 229 millions d’euros. Le compte n’y est pas » remarque-t-il.

Actuellement, le chiffre annoncé par le secrétaire d’Etat chargé des transports Alain Vidalies est de 16,5 liaisons directes, ce qui correspond à 38 au total, en comptant les liaisons avec arrêt à Libourne, Angoulême et Poitiers, contre 37 actuellement, avant construction de la LGV.

« Nous sommes sur la même ligne que la Région ALPC et Bordeaux-Métropole, Alain Rousset et Alain Juppé, nous souhaitons atteindre 19 liaisons directes, 40 aller-retour au total par jour, avec la mise en place d’une vraie navette, toutes les demi-heures à certains moments de la journée, pour capter la clientèle des liaisons aériennes dès le démarrage de la LGV.

Nous voulons faire basculer la quasi totalité des usagers de l’avion vers le train. C’est la condition de la rentabilité de notre investissement» explique Laurent Cavrois.

Ce bras de fer repose aussi sur la fin du financement à trouver pour ce chantier d’un coût global de 7,8 milliards d’euros. Il reste encore environ 600 millions en attente, dont la moitié de fonds publics, et 300 millions de fonds privés, en raison du mode de financement choisi au départ, en partenariat public privé, avec participation financière des collectivités locales.

La prochaine étape est prévue le 11 avril au plus tard, avec le résultat des discussions entre les différents protagonistes.

A Lire aussi : 
Interview exclusive d’Alain Juppé. Maire de Bordeaux et Président de Bordeaux Métropole.
https://goo.gl/G75iKN

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