50 ans après les manifestations de mai 1968, que sont devenues les revendications des soixante huitards ? Ont-elles évoluées ou bien au contraire, sont-elles toujours d'actualité ? Analyse.
Au cœur d’un contexte économique très favorable : Les trente glorieuses, avec un taux de chômage d’environ 2,8% de la population active et une croissance qui effleurait les 7% du PIB, les étudiants (qui ont vite été rejoints par les ouvriers) n’avaient pas le sentiment et le recul que l’on a aujourd’hui sur cette période.
On a pu compter environ 10 millions de grévistes dans les rues françaises.
Cependant, la grève n’a pas pris de telle proportion du jour au lendemain, puisque avant le mois de mai, les jeunes demandaient déjà plus de libertés, et contestaient la guerre du Vietnam ainsi que le gouvernement du Général de Gaulle.
De plus, le modèle en place qui était le taylorisme s’essoufflait, aucune évolution n’était possible et le travail était dur et répétitif.
Au fil des années, les femmes ont pris de plus en plus de place dans le monde du travail ce qui a provoqué une augmentation du nombre d’actifs dans le pays (19 millions en 1962 contre 29 millions en 2016). Mais aussi les importations et exportations, ont pris une place plus forte dans le PIB !
Source graphique : les échos
Au fil de ces cinquante dernières années, les secteurs comme l’industrie ou l’agriculture qui étaient forts, ont reculé pour laisser place au tertiaire, qui correspond à 75% des emplois en 2016.
Ainsi aujourd’hui, les types d’organisation comme le fordisme ou le taylorisme ne sont plus favorisés par les entreprises puisque les salariés sont de plus en plus autonomes.
Même si le climat actuel est tendu (stress, conditions de travail, burn out, contrats précaires, …), ce sont des maux différents.
Sans oublier, le taux de chômage qui a conséquemment fortement augmenté en un demi-siècle (9,3% de la population active).