Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Françoise Jeanson, vice-présidente du Conseil régional en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, ont participé à la cérémonie de signatures des contrats d’objectifs, de moyens et de performance (COMP) des six universités de Nouvelle-Aquitaine - l’université de Bordeaux, l’université de Bordeaux Montaigne, l’université de Pau et des Pays de l’Adour, La Rochelle Université, l’université de Limoges et l’université de Poitiers - et de l’accord régional de coopération (ARC) ce mardi 7 juillet 2026 à Bordeaux (Chapelle du CROUS de Nouvelle-Aquitaine).
Une nouvelle étape pour les 6 universités de Nouvelle-Aquitaine
La Région Nouvelle-Aquitaine fait partie, avec la Région Sud, des deux Régions françaises expérimentant une nouvelle forme de contractualisation entre l’État et les universités. Cette évolution vise à renforcer le rôle des rectorats dans le pilotage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans ce cadre, chaque université signe un Contrat d’objectifs de moyens et de performance (COMP). Ces contrats définissent les priorités stratégiques des établissements, les moyens mobilisés et les résultats attendus, à travers des indicateurs de suivi. Ils participent à la modulation de la subvention versée par l’État aux universités.
La convention établit un cadre stratégique partagé entre la Région et la Région académique pour garantir l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur et assurer la cohérence territoriale de l’offre de formation, soutenir le développement de la recherche, de l’innovation et des projets structurants, améliorer les conditions de vie étudiante, coordonner les interventions en matière d’immobilier universitaire et de logement étudiant et structurer le dialogue stratégique en vue de l’élaboration et du suivi des contrats d’objectifs, de moyens et de performance (COMP).
Un accord régional inédit en France
En parallèle, la Région Nouvelle-Aquitaine a souhaité réunir l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche autour d’une stratégie commune à l’échelle régionale. Cette ambition se concrétise par la signature d’un Accord régional de coopération, qui affirme la pertinence de l’échelon régional pour développer l’excellence scientifique, renforcer l’attractivité des établissements, mutualiser certaines ressources et répondre aux grands enjeux de développement des territoires. Cet accord rassemble 22 signataires, parmi lesquels les six universités de Nouvelle-Aquitaine, les organismes nationaux de recherche, les écoles d’ingénieurs et agronomiques ainsi que les centres de culture scientifique, technique et industrielle. Une démarche inédite à l’échelle nationale.
Les priorités affichées dans cet accord ?
Sur la recherche :
- Ressources, transitions et résilience territoriale : un pôle régional sur les sciences humaines et sociales (orienté accompagnement des politiques publiques et surtout grandes crises climatiques), un nouveau Programme scientifique de grande ambition régionale – PSGAR sur la santé mentale ou l’économie circulaire, etc.
- Souveraineté et ruptures technologiques (électronique ; quantique ; matériaux ; biotechnologies ; énergie…) : NAQUIDIS +, énergie fusion, réseau de recherche sur les matériaux (résistance en lien avec l’actualité climatique), défense, etc…).
Sur l’enseignement supérieur :
- Ecole publique vétérinaire
- Alignement sur les enjeux de recrutement des filières clés régionales dans un contexte démographique préoccupant.
- Valorisation des formations universitaires y compris dans les sciences humaines et sociales
- Accès à l’enseignement supérieur en identifiant des territoires en enjeux pour concentrer des moyens d’action, notamment en termes de CSTI.
Un engagement régional de long terme
Depuis près de trente ans, la Région Nouvelle-Aquitaine et, avant elle, le Conseil régional d’Aquitaine, investissent fortement dans l’enseignement supérieur et la recherche. Au total, près de 3 milliards d’euros ont été consacrés à ce secteur stratégique, soit plus de 100 millions d’euros par an en moyenne. À travers cet accord, les acteurs régionaux se mobilisent autour de priorités communes, notamment la transition écologique portée par la feuille de route Néo Terra, le renforcement de la souveraineté scientifique et industrielle, ainsi que l’ascenseur social dans l’accès aux études supérieures et à la recherche.
Qui sont les 22 signataires ?
La Région Nouvelle-Aquitaine ; la région académique Nouvelle-Aquitaine ; l’université de Bordeaux ; l’université de Bordeaux – Montaigne ; La Rochelle Université ; L’université de Limoges ; l’université de Pau et des Pays de l’Adour ; l’université de Poitiers ; Bordeaux Sciences Agro ; le bureau de recherches géologiques et minières ; le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives ; Centre National de la Recherche Scientifique ; Centre National de la Recherche Scientifique ; l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux ; L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer ; l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement ; l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement ; l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique ; l’Institut Polytechnique de Bordeaux ; l’Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale ; et l’Association Nouvelle-Aquitaine Culture Scientifique Technique et Industriel.
Alain Rousset a remercié Philippe Baptiste, le ministre chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, pour avoir accepté cette originalité qu’est l’Accord régional de coopération sur l’enseignement supérieur et la recherche :
« Vous connaissez mon attachement à la recherche et l’innovation. C’est l’ADN de ma politique. Ne serait-ce que sur les 10 dernières années, nous avons consacré un milliard d’euros au soutien à la recherche. Dans le contexte géopolitique, dans lequel nous sommes, c’est crucial pour préserver notre souveraineté dans les domaines stratégiques (aéronautique – spatial -défense | ASD, santé, électronique, énergie, numérique…). Et, ce sont lesemplois de demain. Et au moment, où il y a une accélération des cycles d’innovation et où certaines révolutions comme l’IA et le quantique vont bouleverser l’économie, ainsi que les impacts du réchauffement climatique…Dans le contexte géopolitique actuel, avec un regain de protectionnisme des Etats-Unis et de la Chine, il est plus que jamais essentiel d’innover et donc de stimuler la recherche pour que la France et l’Europe (cf rapport Draghi) ne décrochent pas technologiquement. Tout en favorisant l’ascenseur social dans l’accèspour nos jeunes à ces formations stratégiques »





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