En Occitanie, l'aire urbaine de Toulouse concentre à elle seule 27 % des emplois de la région. C'est 2,4 fois plus que Montpellier qui suit loin derrière, avec 11,2 % de l'emploi régional. Perpignan et Nîmes pèsent encore deux fois moins au reg

L’aire urbaine de Toulouse occupe ainsi la 4e place des grandes aires urbaines de plus de 100 000 emplois de province. Elle se situe loin derrière Marseille-Aix-en-Provence (36,4 % des emplois régionaux) et dans une moindre mesure Lyon (31,4 %), mais juste après Nantes (27,3 %) et nettement devant Bordeaux (22,2 %).
En 30 ans, le poids de l’aire urbaine toulousaine dans l’emploi régional s’est fortement renforcé (+ 6,6 points contre + 3,3 points pour celle de Montpellier entre 1982 et 2013).
La sphère productive regroupe des activités produisant des biens majoritairement consommés hors de la zone et dont le marché est potentiellement mondial, ainsi que les activités de services principalement tournées vers les entreprises correspondantes.
Les emplois de cette sphère sont encore plus concentrés en Occitanie : l’aire urbaine de Toulouse regroupe à elle seule 45,1 % de ces emplois dans la région, ce qui la place cette fois devant Lyon (41,9 %) et quasiment à égalité avec Marseille-Aix-en-Provence (45,2 %) en tête des chefs-lieux de région.
Les cadres des fonctions métropolitaines (fonctions de conception-recherche, prestations intellectuelles, commerce inter-entreprises, gestion et culture-loisirs) sont des emplois stratégiques qui permettent d’approcher le rayonnement et l’attractivité d’un territoire.
Avec une part de 47,2 %, l’aire urbaine de Toulouse présente là encore une très forte concentration de ces emplois dans la région : Toulouse se situe encore dans le trio de tête des chefs-lieux de province, devançant à nouveau Lyon (45,0 %) et même Marseille-Aix- en-Provence (44,9 %), et toujours bien loin devant Bordeaux (35,5 %). Au sein de la région, ces emplois sont trois fois plus concentrés à Toulouse qu’à Montpellier.
Entre 1982 et 2013, l’aire urbaine de Toulouse connaît la plus forte croissance des emplois de cadres des fonctions métropolitaines sur l’ensemble des grandes aires urbaines de province de plus de 100 000 emplois.
En 30 ans, la concentration de ces emplois dans l’aire toulousaine s’est en conséquence considérablement renforcée : elle s’est accrue de 15 points (32 % en 1982). Dans le même temps, la part de l’aire urbaine de Montpellier dans ces emplois stratégiques a progressé de plus de 3 points, passant de 12,8 % en 1982 à 16,3 % en 2013.
Parmi l’ensemble des fonctions métropolitaines, la conception-recherche constitue un levier majeur de la croissance et une des clés fondamentales de la compétitivité d’un territoire. Au regard de ces emplois, l’aire urbaine de Toulouse occupe de très loin le 1er rang des chefs-lieux de province : elle concentre en effet presque les deux-tiers de ces emplois dans la région (62,3 %), c’est 15 points de plus que l’aire urbaine de Nantes, en deuxième position.
Dans la région, Toulouse regroupe près de quatre fois plus d’emplois que Montpellier dans cette fonction (16,2 %).

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