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Fiona Urbain
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Wednesday, May 13, 2026 At 8:40 AM

Malgré un contexte géopolitique et économique instable, la Nouvelle-Aquitaine confirme sa position de destination de choix pour les capitaux étrangers. Avec une hausse marquée des créations d'emplois liés aux investissements directs étrangers (IDE) et une dynamique d'exportation soutenue, la région réaffirme sa solidité industrielle et sa capacité d'innovation.

Le bilan 2025 des investissements internationaux en Nouvelle-Aquitaine témoigne d’une résilience remarquable. Alors que l’incertitude pèse sur de nombreux marchés européens, la région a enregistré 120 décisions d’investissement étranger l’an dernier. Plus significatif encore : ces projets ont généré ou maintenu 2 140 emplois, soit une progression de 17 % par rapport à l’exercice précédent.

L’industrie et les villes moyennes au cœur de la stratégie

L’un des enseignements majeurs de ce bilan réside dans la répartition territoriale des investissements. La Nouvelle-Aquitaine réussit le pari de l’irrigation profonde : près de la moitié des projets industriels se déploient désormais dans des communes de moins de 20 000 habitants.

Cette dynamique est portée par un trio de tête d’investisseurs étrangers fidèles : l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni. Pour les acteurs économiques locaux, ce succès ne doit rien au hasard. Comme le souligne le réseau Invest In Nouvelle-Aquitaine : « Ces résultats illustrent la dynamique économique régionale et notre capacité à attirer, accompagner et sécuriser des projets internationaux structurants. Ils s’appuient sur la diversité de notre tissu industriel et un écosystème propice à l’innovation ».

Les exportations : un moteur de croissance à 57 milliards d’euros

L’attractivité ne se limite pas à l’implantation de nouvelles usines ; elle se mesure aussi à la capacité des entreprises régionales à conquérir des marchés lointains. Les entreprises à capitaux étrangers implantées sur le territoire jouent ici un rôle moteur, générant à elles seules près de 10 % des exportations totales de biens.

Si les secteurs traditionnels comme l’aéronautique et les vins et spiritueux restent des piliers, de nouveaux leviers apparaissent. « Nous sommes aujourd’hui un véritable trait d’union entre l’attractivité et l’export. Nous agissons comme des connecteurs de business pour permettre à nos entreprises de se projeter dans le monde », expliquent les experts de Business France.

2026 : Vers une consolidation malgré les tensions

Si l’année 2025 s’est achevée sans “décrochage”, l’horizon 2026 appelle à la prudence. La Banque de France note une fragmentation croissante de l’économie régionale : si certaines filières comme l’énergie ou la santé tirent leur épingle du jeu avec des investissements en hausse (notamment dans la “Magnet Valley” des terres rares à Lacq), d’autres secteurs comme la construction ou le commerce traditionnel subissent un ralentissement.

L’enjeu pour les prochains mois sera de transformer cet essai. L’objectif affiché est clair : maintenir un flux d’investissements productifs pour accélérer la réindustrialisation, tout en accompagnant les entreprises locales vers une diversification de leurs débouchés internationaux.