À l'occasion de ses vœux, la présidente de l'Université de Montpellier Paul Valéry a dressé un bilan résolument optimiste. Progression de la réussite étudiante, excellence en recherche et campus rénové : Anne Fraïsse met en avant les réalisations concrètes de son établissement tout en réclamant à l'État un modèle d'allocation "juste" pour les universités. Reportage vidéo.
Dans un contexte national morose et incertain, Anne Fraïsse a choisi de mettre l’accent sur les réussites de l’université de Montpellier Paul Valéry plutôt que sur ses difficultés. “Il faut arriver à ne pas céder au pessimisme, mais à se dire que notre université progresse, elle avance, elle fait de belles choses et c’est ce qui importe”, affirme la présidente.
Car si les problèmes budgétaires et le sous-encadrement restent une réalité quotidienne, Anne Fraïsse refuse de s’y enfermer. “Nous sommes toujours ramenés au problème budgétaire, au déficit, et au sous-encadrement. C’est une réalité que nous vivons tous les jours”, insiste-t-elle.
23 000 étudiants, un des établissements les plus sous-encadrés de France
L’université de Montpellier Paul Valéry accueille environ 23 000 étudiants pour près de 1 500 personnels, ce qui en fait, selon sa présidente, l’un des établissements les plus sous-encadrés de France. Spécialisée dans les lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales, elle regroupe ses formations au sein de plusieurs UFR et instituts, de la licence au doctorat.
Avec un budget annuel d’environ 120 millions d’euros, l’université affiche un déficit estimé à 6 millions d’euros, aggravé par la hausse non compensée des charges salariales. Une situation tendue qui n’empêche pas l’établissement de progresser sur tous les fronts.
Une progression spectaculaire de la réussite étudiante
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis cinq ans, la réussite des étudiants de l’Université de Montpellier Paul Valéry est en constante progression. “C’est bien sûr, une priorité pour nous. Et effectivement, depuis cinq ans, nos étudiants réussissent de mieux en mieux. Il y a une progression dans la réussite de 6 % par an sur chaque année de licence, 5 % sur chaque année de master”, détaille la présidente.
Un succès d’autant plus remarquable qu’il ne s’est pas fait au détriment de la démocratisation. “Nous n’avons pas réduit nos capacités d’accueil. Donc, c’est bien l’ensemble de nos étudiants qui progressent”, souligne Anne Fraïsse avec fierté.
Une reconnaissance internationale en recherche
Sur le plan de la recherche, l’université de Montpellier Paul Valéry confirme son excellence. “Nous sommes à un très bon rang au niveau international. Nous le savions déjà depuis deux ans. Nous étions rentrés dans les 1 000 premières universités, mais là, nous sommes encore plus haut”, annonce la présidente.
Si elle relativise la portée de ces classements – “Ce n’est pas un but en soi” – Anne Fraïsse y voit néanmoins “une reconnaissance de la qualité de ce qui se fait en recherche dans notre université.”
L’opération Campus, une “très grosse réussite”
Le campus de l’Université de Montpellier Paul Valéry a connu une profonde transformation grâce à l’opération Campus. “C’est une longue suite de travaux, mais de magnifiques travaux, et des financements”, se réjouit la présidente, qui salue le rôle de l’État dans ce projet.
« Autant, nous pouvons nous plaindre de notre dotation d’État, autant sur les campus, sur les bâtiments, l’opération Campus a été une très grosse réussite pour Montpellier et en particulier pour notre université”, reconnaît Anne Fraïsse.
Un appel à l’État pour un modèle d’allocation juste
Malgré ces succès, la présidente de l’Université de Montpellier Paul Valéry lance un appel pressant aux pouvoirs publics. Interrogée sur ses souhaits pour l’université, elle répond sans détour : “Que l’État prenne vraiment en compte ce qui est la situation des universités, sans minimiser les difficultés et en essayant de donner un modèle d’allocation qui soit juste et qui existe, parce que ce n’est pas le cas actuellement.”
Anne Fraïsse conclut : « Nous avons l’enthousiasme pour faire que 2026 soit encore une belle année.”































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