Mende a basculé. Ce dimanche 22 mars 2026, au soir du second tour des élections municipales, Patrice Saint-Léger (divers droite) a été élu maire de la préfecture de la Lozère avec 52,50 % des suffrages. Sa liste « Choisissons Mende pour un nouveau souffle » s’impose largement face à celle de Stéphanie Maurin (divers centre, soutenue par la majorité sortante, 37,21 %) et à la liste de gauche d’Hermelen Péris (10,29 %).
À 63 ans, le conseiller départemental devient ainsi le premier maire de droite de Mende depuis de nombreuses années, mettant fin à une longue période de gestion divers centre/gauche.
Une victoire construite sur l’union et l’usure du pouvoir
Arrivé en tête du premier tour avec 34,34 % (devant Stéphanie Maurin à 32,29 %), Patrice Saint-Léger a su transformer son avance en victoire décisive grâce à une alliance rapide avec Emmanuelle Soulier (divers, 21,15 % au premier tour).
Cinq colistiers de « Juste Mende », dont Emmanuelle Soulier elle-même, ont rejoint sa liste entre les deux tours. Cette fusion a permis de créer une dynamique d’union à droite et au centre-droit, transformant le scrutin en triangulaire favorable.
Avec 26 sièges sur 33 au conseil municipal (et 11 sur 14 à la communauté de communes), la nouvelle majorité dispose d’une assise solide.
Patrice Saint-Léger a salué « un travail acharné et remarquable » de son équipe et un score « plus qu’honorable » dans un contexte triangulaire. « Prendre Mende, c’est prendre une part de l’âme de la Lozère », a-t-il déclaré, voyant dans ce résultat un signal fort pour la droite dans tout le département.
Un vétérinaire lozérien ancré dans le territoire
Né à Mende, Patrice Saint-Léger y a effectué toute sa scolarité jusqu’en terminale. Après une classe préparatoire à Toulouse, il intègre l’école vétérinaire de la ville rose. Il exerce comme vétérinaire à Mende depuis 1997, après un parcours professionnel diversifié.
Homme de terrain, il n’est pas un « professionnel de la politique » : il siège au conseil départemental de la Lozère depuis 2004 (élu conseiller général du canton de Saint-Amans puis de Saint-Alban-sur-Limagnole), où il occupe des fonctions de vice-président. Proche des Républicains (LR), il assume une ligne de droite claire tout en se présentant comme pragmatique et proche des habitants.
Marié et père de famille, ce praticien réputé pour son écoute et son sens relationnel incarne une droite de proximité, attachée à la ruralité lozérienne et à la gestion saine des deniers publics. Il a toujours refusé de se fondre dans des alliances contre-nature, préférant une opposition constructive face à la majorité sortante.
Le programme qui a séduit : « un nouveau souffle » fondé sur la rigueur et la proximité
La liste « Choisissons Mende pour un nouveau souffle » a porté un message clair : rompre avec l’usure du pouvoir, les divisions et une gestion jugée trop laxiste.
Parmi les axes forts qui ont convaincu les électeurs :
- Gestion financière rigoureuse : assainir les comptes de la ville, lancer des investissements utiles sans augmenter la fiscalité et sans recourir massivement à l’emprunt. Priorité à une utilisation efficace des deniers publics.
- Sécurité, ordre et propreté : renforcement de la police municipale pour améliorer le cadre de vie quotidien des Mendois.
- Attractivité et développement : redynamiser le centre-ville, soutenir l’économie locale, l’emploi et l’attractivité résidentielle dans un contexte rural.
- Proximité et apaisement : une gouvernance au service de tous les Mendois, et non d’une partie seulement. Patrice Saint-Léger a insisté : « Le maire n’est pas le maire de ceux qui l’ont désigné, mais celui de l’ensemble de la population. » Il promet une mandature apaisée, avec des relations constructives même avec l’opposition.
Dès les premiers jours, le nouveau maire annonce un audit complet : rencontre avec les services administratifs et les agents pour comprendre le fonctionnement de la collectivité, suivi d’un état des lieux financier précis.
Une équipe élargie et un cap clair
Avec l’arrivée d’Emmanuelle Soulier et de plusieurs de ses colistiers, l’équipe mêle expérience et renouvellement. Patrice Saint-Léger, qui continuera d’exercer comme vétérinaire tout en assumant la mairie (en trouvant l’équilibre avec une équipe solidaire), incarne une vision pragmatique : « On reste vétérinaire toute sa vie », dit-il avec le sourire.
Après des années marquées par des tensions internes et une certaine usure, les Mendois ont choisi le changement et la droite.
Patrice Saint-Léger, avec son ancrage local, son expérience départementale et un programme concret de rigueur et de proximité, a su incarner ce « nouveau souffle » espéré.
Reste maintenant à transformer les promesses en actes. La préfecture de la Lozère, et avec elle une partie de l’âme du département, regarde vers l’avenir.
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