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Karl Demyttenaere
24 mars 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 24 Mars 2016 à 14:03

Le chef de l’executif catalan a déclaré qu’il visait la création d’ici à 2 ans d’une nouvelle chambre dite « constituante » chargée de soumettre à référendum une nouvelle constitution, peu importe l’avis de Madrid. Le point sur le plan du président d

Le processus vers l’indépendance de la Catalogne est-il inexorablement engagé ? C’est ce que laisse entendre l’ex-maire de Gèrone, Carles Puigdemont, aujourd’hui président de l’exécutif catalan dans une récente interview.

Selon cet ancien journaliste, Madrid ne répondant pas aux demandes de la région du nord-est de l’Espagne, la Catalogne devrait poursuivre son chemin vers une indépendance de fait.

Un long processus

Et pour cause, le statut d’autonomie de 2006 a été approuvé par le Parlement à Madrid et Barcelone, voté en référendum par les Catalans mais censuré par le Tribunal constitutionnel espagnol.Une situation peu satisfaisante pour Carles Puigdemont, prompt à souligner que la Catalogne est la 3ème région d’Espagne en contribution fiscale mais la 14ème en retour fiscal.

L’absence de majorité politique à Madrid depuis les élections de décembre dernier pourrait servir le projet politique des indépendantistes catalans, disposant de 72 sièges sur 135 au parlement de Barcelone. Leur soutien à un éventuel gouvernement central serait conditionné à son engagement pour la tenue d’un référendum.

En attendant la création d’ici deux ans d’une nouvelle chambre dite « constituante », en charge de soumettre à référendum une nouvelle Constitution, la détermination de Carles Puigdemont a tenir la feuille de route de sa majorité semble sans faille. « Nous n’allons pas attendre cinq ou dix ans de plus » confie-t-il. Le message est sans ambiguïté…

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