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Denys Bédarride
25 juillet 2016 Dernière mise à jour le Lundi 25 Juillet 2016 à 07:07

Dans le cadre de la procédure de cession des parts de l’Etat dans l’aéroport Lyon Saint-Exupéry, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Conseil départemental du Rhône, actionnaires minoritaires, ont bien pris note de la volonté de l’Etat de ne pas asso

 » Prise au plus grand mépris de la parole donnée aux acteurs du territoire par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le 2 mars dernier à Paris, cette décision contrevient à la lettre et à l’esprit du cahier des charges qui encadre le choix de ce repreneur.

Les actionnaires minoritaires n’ont en effet pas eu accès au dossier des candidats à la reprise de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Ils ont été placés devant le fait accompli, l’Etat ayant, seul, présélectionné deux finalistes sans la moindre concertation.  » a tenu à préciser Laurent Wauquiez.

Dans cette perspective, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le président du Département du Rhône, Christophe Guilloteau, engagent un recours hiérarchique auprès des ministres de tutelle de l’Agence des participations de l’Etat, aux fins de déclarer sans suite la procédure engagée.

 » Il résulte en effet de cette consultation une inégalité flagrante de traitement entre les candidats et entre les actionnaires publics locaux. Par ailleurs, la procédure conduite par l’Etat traduit une méconnaissance manifeste du principe de transparence des procédures. Si leur requête n’était pas entendue, les deux présidents des collectivités se réserveraient alors le droit de saisir la justice administrative afin qu’elle statue sur la légalité de la procédure engagée. » s’insurgent les deux élus.

 » Enjeu majeur pour les habitants et les entreprises de nos territoires, l’avenir de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry ne doit pas dépendre d’une décision purement discrétionnaire prise dans les bureaux d’un ministère parisien.

Nier cette réalité et l’avis des acteurs locaux, comme cela a été fait lors de la privatisation de l’aéroport de Toulouse, c’est s’exposer à faire de ce levier essentiel de développement pour notre Région et le département du Rhône, un équipement sans ambition et de gâcher les chances de nos territoires de se développer au sein de la deuxième Région de France.  » ont-ils conclu.

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