Alors que l’avant-saison touristique s’est révélée décevante pour bon nombre de professionnels du tourisme en Nouvelle Aquitaine, la haute saison (du 14 juillet au 15 août) leur redonne de l’espoir avant un bilan définitif qui sera fait en octobre.
Il y eu a la météo maussade, des ponts moins nombreux qu’en 2015, un contexte social agité, et quelques craintes liées au terrorisme… Autant d’événements qui ont impacté l’avant-saison touristique en Nouvelle Aquitaine, selon la dernière enquête du Comité régional du Tourisme.
Mais l’orage semble pour l’instant passé, selon Régine Marchand, présidente des Comités Régionaux du Tourisme. 72 % des professionnels tirent un bilan positif de la haute saison (du 14 juillet au 15 août) et 30 % ont dépassé leur niveau d’activité de l’année dernière.
Le plus haut score revient aux professionnels situés à l’intérieur des terres, notamment pour les Marais poitevins, le Périgord Vert, Pourpre et Blanc, et en Béarn (37 % notent une hausse d’activité).
La haute saison a également été réussie dans les hôtels, les résidences de tourisme, les villages vacances et les meublés grâce à la fréquentation française. Mais le grand gagnant 2016 est le secteur du camping qui affiche un bilan positif et séduit à la fois les Français et les étrangers.
La Nouvelle Aquitaine dispose aussi d’un bel atout avec son littoral qui a enregistré une fréquentation plus forte qu’en 2015 à la même période, tout comme les parcs d’attractions et de loisirs, ainsi que les activités de thermalisme et de thalassothérapie.
En revanche, le tourisme urbain dans les villes a davantage souffert du contexte post-attentat et devrait présenter une haute saison probablement équivalente à 2015, tirée de justesse par les hausses enregistrées à Limoges, Tulles, Bordeaux et Périgueux.
Durant la haute saison, les Britanniques ont constitué la première clientèle des hôtels et campings, notamment dans les campagnes, signe que « le Brexit n’a pas tellement eu d’impact », selon Brigitte Bloch, directrice du Comité régional du Tourisme d’Aquitaine. Belges, Allemands et Espagnols sont aussi venus plus nombreux que l’an dernier.
Enfin, les perspectives pour l’arrière-saison s’annoncent mitigées. « Elles devraient dépendre en grande partie du climat, qui crée toujours des phénomènes d’opportunités », précise Brigitte Bloch.
Quant à l’année prochaine, les prévisions sont déjà en bernes. Les tours opérateurs s’inquiètent notamment de l’image de la France (grèves, attentats) et certains croisiéristes semblent déjà frileux pour leurs programmations 2017.
Chiffres clés du tourisme
103 000 emplois non délocalisables
27 millions de visiteurs par an
PIB : 158 075 millions d’euros en 2013, soit 7,6 % du PIB de la France (source insee).

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