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Olivia Oreggia
22 juillet 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 22 Juillet 2016 à 14:53

C’est l’heure des grands départ en vacances. Et pour 80% des Français, cela se fait par la route. Des trajets qui peuvent être longs et l’ennui quasi inéluctable. Une startup familiale de Sophia Antipolis a mis au point une application gratuite qui,

Comme souvent, l’idée est née d’une expérience personnelle. Habitant à Cannes, Nadine Pédemarie et son fils, Fabien Apheceix, ont parcouru beaucoup de kilomètres pour rendre visite à leur famille, dans la région de Pau. Plus de 700 km dans un sens. Autant dans l’autre. Plus de 14 heures de voiture au total, voilà qui peut vite devenir ennuyeux.

Les fameux panneaux marron (créés en 1972) sont censés retenir l’attention des automobilistes sur les richesses touristiques des régions traversées, mais à 130 km/h leur portée ne peut être que limitée. A l’heure d’internet et des smartphones, Nadine et Fabien se disent qu’il y a bien mieux à faire.

Elle est informaticienne de formation, il est dans la finance. Une combinaison parfaite pour un tel projet : donner des informations touristiques, historiques, culturelles ou économiques au fil du voyage, via des « audionotes ».

Le tandem teste son idée au Start up Week end Côte d’Azur en 2013 et repart avec le prix coup de coeur. Puis il y aura le prix Open PACA avec une subvention de la Région PACA, puis quelques mois au sein de l’Incubateur Paca Est au cœur de la technopole Sophia Antipolis, avant de rejoindre début 2016, the Bridge, accélérateur de la French Tech culture à Avignon.

Forte de ce label, la startup azuréenne rejoint le dispositif d’accompagnement de l’IGNFab, l’Institut National de l’Information Géographique. Une dimension désormais nationale.

Au delà des audionotes informatives. Waynote invite aussi les automobilistes à faire des pauses non loin des sorties d’autoroute : visiter le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, rencontrer l’œnologue d’un château du Haut-Médoc, découvrir un bar à chocolat à Châteauneuf-du-Pape, partir sur les traces de Molière à Pézenas, voir un château, un vignoble, pique-niquer face à la mer…

C’est ainsi que Waynote a construit son business model : via des partenariats. Avec Suez dans le Sud-Est pour communiquer sur l’environnement et la gestion de l’eau.

Avec des Territoires qui veulent attirer des touristes, comme la Communauté de communes d’Apt Luberon. D’autres pourraient encore se nouer avec des céréaliers qui souhaiteraient mettre en valeur leurs terres et leurs productions.

Autre source de revenus : des offres « premium ». « Mentionner un musée dans une de nos audionotes est gratuit », nous explique Nadine Pédemarie. « Mais si ce musée veut faire la publicité de l’exposition qu’elle organise, ça devient payant pour lui. »

A décliner avec l’annonce de festivals, de journées portes ouvertes, d’inauguration, de menus spécifiques dans certains restaurants…

Au delà des subventions, des prix remportés, des 20.000 euros investis en fonds propres au départ, les frais sont très importants pour le duo qui doit se déplacer très souvent afin d’enrichir ses contenus.

Pour l’heure, l’application ne couvre que le grand triangle autoroutier Menton-Bayonne-Paris-Menton, et vise une couverture nationale en 2017. De même qu’une traduction en anglais, des contenus personnalisés, des jeux pour enfants…

Le potentiel de développement de Waynote semble illimité.

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