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Innovation : Coup de projecteur sur l’entreprise wOter, Pour que l’eau vive !
Par Denys Bédarride publié le 25 JUIL 2016 à 13:00
Tout le monde en a rêvé, du particulier à l’industriel en passant par les Etats : transformer l’eau sale ou usagée en eau propre en n’utilisant ni énergie fossile, ni chimie additionnelle, le tout à coûts ultra maîtrisés. C’est l’ambition que s’est donnée la star-up wOter basée à Frontignan. Cette jeune société a mis au point une technologie brevetée permettant de traiter par la filtration les eaux sales et de les réutiliser.

Tout est né avec Patrick Tressières, Directeur technique, qui était en 1995 gestionnaire d’un site de traitement des déchets et confronté au traitement des eaux usées. 20 ans plus tard, wOter nait de la rencontre avec un entrepreneur : elle finalise ses recherches et dépose son premier brevet. wOter a inventé un système permettant de filtrer les eaux sales et de les réutiliser pour l’usage agricole, le lavage de voitures ou de les réutiliser dans un circuit fermé.

Les premières applications ont été tout d’abord pour les Yachts, qui ont la nécessité de retraiter les eaux sales qu’ils produisent. Le système a été étendu aux bateaux et aux péniches mais aussi à l’habitat...

Face au succès de leur invention et boostée par la règlementation locale et internationale qui se durcit, l’équipe wOter veut s’attaquer à l’ensemble du marché des micro sites de pollution, qui génèrent une pollution colossale à l’échelle de la planète. Grands groupes, fabricants de pompe, industriels s’intéressent à cette solution unique dans une logique de partenariat.

 

 

Mais l’entreprise ne veut pas s’arrêter là et grâce à une stratégie de  co-innovation (design, fabricants de pompes…) qui lui est chère, elle s’attaque avec d’autres (groupe espagnol en l’occurrence) au traitement des eaux salées ou saumâtres, avec un prélèvement minime dans le milieu naturel. Dans ce but, un site pilote, déjà référence écologique internationale, est mis en place au Maroc pour faire la preuve de concept sur le marché le plus concerné : l’Afrique. Sites touristiques, enjeux agricoles, survie des populations locales : les enjeux sont sociaux, économiques, écologiques et… planétaires.

wOter a réalisé 100 000 euros de ventes à date et table sur un chiffre d’affaires de 250 000 euros sur son premier exercice. Elle est maintenant sollicitée par des appels entrants. Elle lance sa première levée de fonds de façon à finaliser sa structuration et décupler sa capacité de production (1 machine par mois actuellement) avec pour en ligne de mire la sécurisation de sa propriété industrielle, et le renforcement de ses collaborations industrielles, commerciales et techniques.

 

 

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