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Alpes du Sud : Les aides tardent à arriver, les professionnels de la montagne inquiets
Par Nathalie Bureau du Colombier publié le 25 FEVR 2021 à 09:32
Les professionnels des Alpes du Sud sont plongés depuis plusieurs mois dans l’inconnu et font face à une saison blanche. Le Président de la Région a tenu le 23 février 2021, les Assises de la montagne et réuni près de 200 élus, professionnels, banquiers pour parler des difficultés et leur présenter les dispositifs d’aides régionaux afin de gérer l’urgence et de mettre en place des aides en fonction des territoires et non plus simplement en fonction des domaines d’activités.

Près de 200 professionnels de la montagne se sont réunis à l’Hôtel de Région de Marseille et en visio pour échanger sur leurs difficultés financières depuis le début de la crise sanitaire.

Les échanges nourris ont démontré l’importance de la montagne et à quel point l’économie des vallées était indépendante du fonctionnement des remontées mécaniques et de la nécessité de se réinventer.

Les professionnels des Alpes du Sud sont plongés depuis plusieurs mois dans l’inconnu et font face à une saison blanche. Dans ce contexte, le Président de la Région a tenu le 23 février 2021, les Assises de la montagne et réuni près de 200 élus, professionnels, banquiers pour parler des difficultés et leur présenter les dispositifs d’aides régionaux afin de gérer l’urgence et de mettre en place des aides en fonction des territoires et non plus simplement en fonction des domaines d’activités.

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Renaud Muselier a annoncé un doublement des fonds en faveur de la montagne avec 200 M€ en faveur des professionnels alpins :100 M€ alloués aux stations et 100 M€ pour les vallées.

« Au total 855 M€ seront injectés dans les Alpes sous deux ans », précise Renaud Muselier.

L’arrêt des remontées mécaniques a un impact retentissant non seulement sur les commerçants, moniteurs des stations mais fragilise les vallées. Ainsi, le Président du Conseil départemental des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard a expliqué que l’activité des stations génère 80 % du chiffre d’affaires de toutes les autres activités.

Son homologue des Alpes de Haute-Provence René Maset a rappelé quant à lui « qu’un euro investi dans une station générait 7 € de richesse dans la Vallée ».

Développer d’autres activités pour gagner en attractivité

« Des millions d’euros de perdus à la station de Serre-Chevalier, les remontées mécaniques sont arrêtées privant les communes de recettes. Le gouvernement annonce une compensation des pertes pour les stations mais il va falloir que les aides arrivent. Sinon, fin mars Serre-chevalier sera en dépôt de bilan. Nous attendons les aides dans le cadre du fonds de solidarité et la situation devient sacrément difficile pour les moniteurs et commerçants », s’alarme Arnaud Murgia, maire de Briançon.

Eric Breche, président du syndicat national des moniteurs de ski français, rappelle la situation critique vécue par les 2 500 moniteurs du sud de la France privés du fonds de solidarité de décembre, toujours pas versé.

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Totalement arrêtés, les Villages Clubs du Soleil qui habituellement emploient 1 200 personnes dénoncent une crise de confiance. « Le marchandage de l’État a érodé notre confiance. Nous voyons à quel point nous dépendons de la clientèle internationale », explique Jérôme Pasquier, président du Directoire des Villages Clubs du Soleil.

La Fédération française de ski accuse une perte de 30% de la vente des licences pour adhérents pour un manque à gagner de 150 000 €. « Nos clubs sont dans une situation désastreuse, la trésorerie est à zéro. Ces sommes permettent aux athlètes de haut niveau de s’entraîner, se déplacer pour les compétitions. Si les fonds diminuent nous devrons faire des choix et laisser des athlètes sur le bord du chemin. Sur 120 moniteurs à Montgenèvre, une cinquantaine travaillent. L’attrait de la neige existe toujours. Les gens découvrent le ski de fond, les raquettes », explique le président du Comité de Ski Alpes Provence Jean-Paul Carlhian, président du Comité de ski Alpes Provence.

Une observation partagée par Christian Blanc président du parc naturel du Queyras qui souhaite développer les activités pour gagner en attractivité.

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