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Auvergne-Rhône-Alpes : Comment la crise sanitaire fait flamber les prix de l’immobilier ?
Par Noémie Bouisset publié le 08 JUIN 2021 à 09:20
Depuis mars, les prix de l’immobilier progressent dans l’ensemble du pays, malgré l’affaiblissement des prix qu’avait provoqué le troisième confinement. L’augmentation en trois mois en avril était de 2,7 %, à 3605 euros le mètre carré.

Sur l’ensemble du marché en France, les prix affichent une hausse annuelle de maintenant 5 %.

En province, cette augmentation est marquée autant pour les appartements, avec +6,3 %, que les maisons (+6,5 %), notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, avec une hausse de +7,1 %, selon l’Insee.

Pour les appartements anciens, la ville de Lyon est particulièrement touchée et enregistre +8,6 % de progression, après avoir augmenté de +9,2 % puis de +11,5 % les trimestres précédents. La ville attire entre 10 000 et 15 000 habitants par an.

Dans la région, les prix des appartements enregistrent la hausse la plus rapide, avec +5,2 % pendant le mois d’avril. Sur trois mois, les prix ont augmenté de 3,4 %, jusqu'à 4 104 euros de mètre carré. Les prix des maisons évoluent plus lentement en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils enregistrent une progression d’environ 1,6 % sur trois mois.

La crise sanitaire serait la cause de ce phénomène, ayant alimenté la volonté des français de déménager. Les confinements ont renforcé l’envie des habitants de chercher des logements davantage en nature et doté, souvent, d'une pièce supplémentaire, télétravail oblige.

Ainsi la hausse est marquée en particulier pour les maisons de campagne mais aussi pour les logements anciens, sur l’ensemble de l’hexagone.

Un attrait marqué pour les périphéries et la campagne

Sur l’ensemble de la France, les maisons de campagne marquent un nombre record de transactions avec 112 000 ventes en 2020. Les prix sont également en hausse de +6,4 %, selon la fédération nationale des organes de régulation du foncier (FNsafer) dans son rapport annuel publié le 27 mai.

Les prix des logements anciens augmentent aussi en général de +6,5 % pour les maisons, et de +5,1 % pour les appartements, au premier trimestre 2021.

Soit la hausse la plus importante pour ce type de logement depuis 2016. Le nombre de ventes a dépassé le pic qui avait été observé fin 2019. Il atteint près de 1,08 million de logements anciens vendus sur un an, de mars 2020 à mars 2021.

Un contraste avec les données relevées en Île-de-France, qui traduisent une sorte d’exode urbain avec un ralentissement de la hausse des prix, soit +3,6 % contre +6,1 % au quatrième trimestre 2020. Le phénomène est d’autant plus prononcé car l’augmentation des prix a été progressive depuis quatre ans.

Le nombre de ventes réalisés ces douze derniers mois a diminué de 14 %, fin mars, dans la capitale. En revanche, la grande couronne francilienne enregistre une augmentation des ventes de 8 % en un an, attirant particulièrement les habitants de la capitale. Des données qui reflètent les tendances générales dans le pays, soit un attrait particulier pour les périphéries et la campagne.

Source : Insee, FNsafer, lpi et SeLoger.

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