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Bouches-du-Rhône : La société Francqueville a mis au point un robot pour dépolluer les ports
Par Robert Fages publié le 25 AOÛT 2020 à 14:29
Baptisé le DPOL, ce robot est désormais opérationnel après 9 années de recherches. La société Francqueville a réalisé un chiffre d’affaires de près d’1 million d'€ et emploie 15 collaborateurs. 

Sacs plastiques, pesticides, hydrocarbures… la plupart des déchets produits sur la terre ferme aboutissent tôt ou tard dans la mer. A elle seule, la France rejette plus de 11 200 tonnes de plastiques en Méditerranée dont 21 % reviennent sur les côtes de notre territoire dans l’année.

Après plusieurs années d’études, la société Francqueville, installée sur la zone industrielle de Roquefort la Bédoule dans les Bouches-du-Rhône vient de mettre au point à travers un outil robuste et adapté aux vrais besoins des sites, le DPOL qui propose une solution efficace pour lutter contre ce fléau et aider les ports dans leur lutte engagée contre la pollution.

« Après plusieurs années de recherche, l’évolution de différents prototypes et une phase de tests grandeur nature réalisée grâce à l’aide de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var et du Port de Toulon, le DPOL est désormais opérationnel » souligne Philippe Francqueville, directeur de l’entreprise qui poursuit :

« C’est un système de dépollution par récupération des déchets et des hydrocarbures de surfaces adapté pour les zones portuaires. C’est une petite machine de 35 kg, pouvant se positionner facilement dans tous les coins du port où les déchets s’amassent, avec les vagues et le vent. Elle ramasse 4 kg de déchets par minute. Volontairement conçu sans électronique, pour sa durabilité et sa facilité d’utilisation, elle se fixe au quai via des cordages d’amarrage, se raccorde à un simple branchement électrique et consomme peu. Une pompe aspire de l’eau à l’arrière du dispositif pour la restituer sous pression au centre du DPOL . Ce refoulement d’eau claire entraîne un courant de surface de l’avant du DPOL vers l’intérieur du sac receveur, sur une épaisseur d’eau et une distance de plusieurs mètres, qui permet d’attirer dans son filet les détritus. Autre force : la possibilité d’associer en « batterie » ces machines, à 2, 3 ou 10… pour augmenter la couvrance, selon la taille du port. Les DPOL se fixent alors entre eux en quelques clics et se présentent alors comme une barrière flottante ».

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Le DPOL un outil simple, pratique, et peu coûteux (2 000 euros) pour faciliter le travail des équipes des ports dans la récupération des déchets sans surplus de coût de main d’oeuvre ou de maintenance.

« Le DPOL, c’est 9 années de travail en pointillé, 7 prototypes, de nombreux échanges avec les ports, des insomnies créatives à n’en plus compter et de nombreuses discussions passionnées. Mais aujourd’hui, la machine est prête et nous espérons que notre action permettra enfin à tous les acteurs de dépolluer » ajoute Philippe Francqueville.

Créé en 2012, le chantier naval Francqueville conçoit et fabrique des bateaux et semi rigides en aluminium sur mesure. La société intègre sans aucune sous-traitance 3 compétences clefs de la construction pour proposer des bateaux totalement adaptés aux besoins de son futur utilisateur : l’architecture, la construction de la coque en aluminium et la fabrication du flotteur pour les semi-rigides.

Elle a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de près d’1 million d'€ et emploie 15 collaborateurs.

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