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Comment la CCI Côte d’Azur génère 1,7 milliard d’euros d'impact sur les entreprises locales
Par Olivia Oreggia publié le 29 MARS 2018 à 09:00
Quelle est « l’empreinte économique » de la Chambre de Commerce et d’Industrie azuréenne, à la fois en euros et en emplois ? Quelle est son efficacité réelle ? Pour y répondre, celle-ci s’est tournée vers le cabinet parisien (indépendant) Goodwill Management, référence en la matière. Présentation des résultats de cette étude.

Comme toutes les CCI de France, celle de la Côte d’Azur a pour vocation de mener des actions en faveur des entreprises locales. Elle en représente plus de 70.000.

Mais elle gère aussi 6 ports, un parc d’activités logistiques, 5 centres de formation ainsi qu’une école internationale.

A cela, il faut ajouter des participations dans l’aéroport Nice Côte d’Azur, le Syndicat mixte qui gère Sophia Antipolis (SYMISA), Skema Business School, la Commission du Film, Team Côte d’Azur, l’agence de promotion économique de la Côte d’Azur, ou encore, dans une moindre mesure, dans la SEM du Mercantour qui gère les stations de ski ou le réseau autoroutier Escota.

Le point commun entre toutes ces activités est inchangé : développer l’économie et l’attractivité des Alpes-Maritimes.

Selon ses méthodes, Goodwill Management a estimé à 1,7 milliard d’euros et plus de 15.000 emplois « l’empreinte socio-économique élargie » de la CCI Côte d’Azur grâce à toutes ces activités. 1,7 milliard d’euros, c’est 12 fois les ressources de la CCI !

Autre évaluation, celle de la valeur du territoire des Alpes-Maritimes lui-même : 699 milliards d’euros, dont 4,1% (soit 29Mds €) provient de la Chambre de Commerce et d’Industrie !

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Ces chiffres impressionnants englobent ce que le cabinet définit comme la « valeur immatérielle ».

« C’est une notion assez nouvelle », nous explique Sébastien Grandfils, consultant chez Goodwill Management.

« Dans une entreprise, on mesure la richesse créée à partir d’un bilan. Pour un territoire, on ne dispose que des informations relatives aux flux, au PIB, mais on ignore la valeur accumulée. Ce peut être la compétence des salariés, l’attractivité quand la marque territoriale prend de la valeur… On a ainsi développé un modèle avec plus de 150 indicateurs pour prendre en compte tous ces facteurs. »

« Attention, on ne parle pas là d’un chiffre d’affaires ! », tempère en souriant Jean-Pierre Savarino. « Notre souci essentiel est de servir l’intérêt général », poursuit le président de la chambre consulaire.

« C’est très important pour nous de connaître les retombées économiques pour pouvoir entamer d’autres projections et d’autres investissements. »

Car la diversification reste toujours en point de mire. D’autant que la recette paye, donc.

« Si la CCI Côte d’Azur n’avait pas financé et porté Skema Business School dans son développement, nous n’aurions pas aujourd’hui la valeur ajoutée de cette activité », reprend Jean-Pierre Savarino.

« Nous avons géré l’aéroport pendant 50 ans et nous l’avons amené à des niveaux qui ont permis de connaître le développement actuel. Si l’aéroport n’avait pas été géré ainsi pendant toutes ces années, aujourd’hui, l’infrastructure aéroportuaire n’en serait pas là. Même chose pour les ports. Quand, avec le campus de l’apprentissage, nous passerons de 1.000 à 2.000 élèves en 3 ans, que nous aurons ensuite un impact sur les filières que nous développerons et que ces filières auront un impact sur le développement structurel de notre territoire, tout cela amènera bien sûr de la valeur ajoutée pour l’impact économique de notre territoire. Tout cela se fait dans une même logique ! »

Les chiffres sont têtus et, en l’occurrence, réconfortants pour la chambre consulaire, montrant dans un contexte de baisse suivi de dotations, qu’il faut et qu’il faudra compter avec elle.

La CCI Côte d’Azur est la première à se lancer dans cette démarche, l’ensemble des 6 autres chambres qui composent la CCI régionale PACA suivront très prochainement.

« Ce sera intéressant de disposer de la valorisation de la CCI régionale pour pouvoir connaître les effets de bord que nous produisons », a souligné Jacques Lesieur, le Directeur Général de la CCI Côte d’Azur.

« Nous verrons ainsi, via l’aéroport par exemple, mais pas seulement, que nous créons aussi de la richesse pour les autres territoires. Nos effets dépassent nos limites géographiques ! »

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