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Coronavirus : Une start-up des Alpes-Maritimes lance le premier masque biodégradable
Par Sanya Maignal publié le 21 AVR 2021 à 09:28
Si depuis un an le masque, et notamment chirurgical, est une nécessité pour l’homme, il demeure un fléau pour la planète ! A la pollution plastique déjà existante s’ajoutent, tous les mois, quelques 124 milliards de masques jetés dans des poubelles mais aussi dans la nature, forêts, rivières, mers et océans ! La solution pour protéger la planète vient des laboratoires français : le masque chirurgical biodégradable et éco-responsable.

Covid-19 oblige, la production mondiale de masques jetables a augmenté de 87 %. Tous les mois dans le monde entier 124 milliards de masques sont utilisés et... jetés !

Rien qu'en France, les masques chirurgicaux classiques ont engendré plus de 100 000 tonnes de déchets non recyclables. Les conséquences énormes sur la pollution et sur la vie de la faune ont inspiré un groupe de scientifiques français qui ont conçu et breveté en 2019, le premier masque biodégradable et éco-responsable, comprenez compostable.

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Une innovation française unique

La technologie et le processus, gardés top secrets, portent la signature française et les normes garantes de la biodégradabilité, de la filtration et de la capacité de compostage. Un masque, trois brevets : filtre bio, bio filament fractionné, précision de tissage. Ils sont faits à base de bio-polymères, issu de la matière organique végétale comme l'amidon, cellulose, gluten de blé, canne à sucre... et fabriqués à Shenzhen (Chine) sous la haute surveillance et contrôle des ingénieurs français.

Le temps de leur décomposition dans la nature ne se compte pas en années (450 ans pour les masques actuellement utilisés) mais en mois : trois mois maximum sans laisser aucune trace nocive.

De plus, ces masques, type II, haute performance (plus de 98 % de filtration) sont compatibles avec les milieux hospitaliers (à l'exception du bloc opératoire) et existent en plusieurs couleurs (encres à base de soja organique et sans solvant).

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En vente avant la fin avril

Si en raison de complexité de production celle-ci n’est pas encore sur le sol français, la société azuréenne CP Project maîtrise la distribution et remplit les carnets de commande à une grande vitesse : à un mois avant le début de diffusion un million de masques ont été déjà vendus.

Il y en aura pour tout le monde (50 millions par semaine) dans les pharmacies, parapharmacies, tabac, presse, magasins de bricolage, station d’essence, sur internet (Greenweez)... pour les grands et les petits, protégeant pas seulement la nature mais aussi les peaux fragiles (adieu les allergies et les boutons!).

Les dirigeants de la société distributrice se tournent vers les collectivités locales et entreprises afin de pouvoir les équiper en direct.

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