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Covid 19 : Comment les grandes écoles s’organisent pour la rentrée ? Exemple avec Montpellier Business School
Par Fiona Urbain publié le 24 JUIN 2020 à 09:45
L’année 2019-2020 a été bouleversée par l’épidémie de COVID-19, ce qui a obligé les grandes écoles à repenser leur manière d’enseigner et à mettre en place de nouvelles façons de communiquer et d’apprendre. Mais cela ne s'arrête pas là. Comment Montpellier Business School va s’organiser pour la rentrée de septembre 2020 ? Interview de Bruno Ducasse, son Directeur général.

Entre 1200 et 1400 étudiants intègrent chaque année les programmes de Montpellier Business School. Comment l’école s’organise pour cette rentrée particulière ?

« Pour l’heure, nous nous posons beaucoup de questions, mais nous avons choisi de basculer la plupart des cours en distanciel jusqu'au mois de novembre. Cela ne veut pas dire cours en ligne et professeurs virtuels : nous avons aujourd’hui des techniques d’animation où le professeur interagit vraiment avec les étudiants » explique Bruno Ducasse, Directeur général de Montpellier Business School.

Tous les étudiants qui arrivent pour la première fois à Montpellier Business School seront accueillis physiquement. « Nous leur proposerons à la fois des cours en présentiel, qui seront également assurés à distance. Nous allons aussi leur proposer des activités : conférences, ou jeux d’entreprises pour que leur intégration puisse se faire dans de bonnes conditions ».

L’école s’est adaptée et a fait passer les concours à distance, en coopération et concertation avec les autres grandes écoles.

En raison de l’incertitude persistante concernant la sécurité sanitaire, l’ouverture des frontières et la reprise des lignes aériennes, Montpellier Business School a pris la décision de suspendre les échanges académiques au premier semestre de l’année 2020-2021. « Nous ne savons pas si nos universités partenaires, partout dans le monde seront en mesure d’accueillir des étudiants ni si elles seront en mesure de proposer des cours en ligne » explique le directeur.

L’une des grandes inconnues pour la rentrée prochaine, sera le nombre d’étudiants étrangers. « Ils sont encore dans l’expectative de savoir s’ils viendront ou pourront venir étudier à Montpellier ».

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Quel avenir pour la filière apprentissage ?

Suite à l’annonce par le gouvernement du lancement d’un plan de sauvetage pour l'apprentissage, le dispositif d’aide est élargi à toutes les entreprises et concerne les étudiants préparant des diplômes jusqu’au niveau licence. Les formations Masters ne sont pas concernées. « L’apprentissage est vraiment au coeur de la stratégie de MBS pour la diversité, l’ouverture sociale et l’inclusion, nous avons près de 30% de nos étudiants issus des classes modestes ».

Selon le directeur, le problème que pose ce dispositif est que la prime proposée aux entreprises qui recrutent un apprenti est réservée aux niveaux licences. « Tous nos étudiants en niveau master ne pourront pas bénéficier de cette prime de 8000 euros. A mon avis c’est un calcul à court terme, ces jeunes ne pourront pas suivre de scolarité car pour eux l’apprentissage n’est pas un choix. »

La filière apprentissage forme chaque année 60 000 étudiants au niveau bac +5 dans les Grandes Ecoles.

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