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En direct de Marseille : Manifestation géante des restaurateurs qui crient à l'injustice et à la mort d'une profession
Par Nathalie Bureau du Colombier publié le 26 NOV 2020 à 18:21
Impressionnante démonstration de force, ce 26 novembre après-midi à Marseille.  3 600 manifestants se sont réunis devant l’Hôtel de Ville pour se rendre en cortège à la Préfecture de Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Restaurateurs, patrons de bars et patrons de boîtes de nuit, dénoncent la décision prise, deux jours plus tôt, du président Emmanuel Macron de garder ces établissements fermés jusqu’au 20 janvier 2021. Selon ces professionnels fermés depuis de longues semaines, l’injustice devient criante et pourrait conduire à la disparition d’une partie de la profession. 

Nous sommes à l'AGONIE !

« Nous ne voulons pas d’aides, nous voulons rouvrir et travailler ! » Restaurateurs, patrons de bar, tenancier de boîte de nuit, intermittents du spectacle sont « à l’agonie » et la décision du gouvernement, prise le 24 novembre, de prolonger la fermeture durant deux mois supplémentaires ne fait qu’attiser les braises déjà incandescentes.

À l’appel de l’UMIH, syndicat de l’hôtellerie et de la restauration, plusieurs représentations départementales ont convergé à Marseille ce 26 novembre. Un appel largement relayé sur les réseaux sociaux.

Près de 3 600 manifestants, selon la Police, ont défilé l’après-midi pour réclamer la réouverture immédiate des restaurants, bars, cafés et boîtes de nuit.

Aux côtés de ces professionnels, de très nombreux élus, les représentants du monde consulaire et patronal ont rejoint le cortège en soutien total à ces hommes et ces femmes totalement désemparés.

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« Si on ne fait rien, deux entreprises sur trois vont disparaître ».

« Comment faire pour payer les charges fixes. Les assureurs n’ont jamais fait un geste. Le personnel veut travailler, or il est mis au chômage partiel », clame Jacques Mestre, président de l’UMIH Occitanie qui dénonce la stigmatisation d’une profession.

Pour Laurent Pourcel, chef triplement étoilé et patron du restaurant « Le Terminal » à Montpellier qui compte 50 salariés, le discours d’Emmanuel Macron a fait l’effet d’une douche froide : « Les fêtes vont avoir lieu et nous sommes privés de notre restaurant. Nous demandons à travailler. Décembre c’est le plus gros mois de l’année. Tous nos fournisseurs sont aussi impactés ».

Le Vieux-Port, ce lieu emblématique de la Cité phocéenne, si prompt aux rassemblements festifs est devenu fantomatique, méconnaissable depuis que les bars et restaurants ont tiré le rideau le 28 octobre dernier.

« La vie n’existe pas dans nos villes sans bars, ni restaurants, ni boîtes de nuit. Nous déplorons de nombreux dépôts de bilan, les gens pensent au suicide. Il faut que toute la région fasse entendre sa voix face à ce gouvernement d’autistes », clame Bernard Marty, charismatique président de l’UMIH des Bouches-du-Rhône.

Sans travail depuis de long mois, la drag queen Mimi Push up affiche son désarroi : « Ça fait plus d’un an que nous sommes enfermés chez nous. Les artistes ont besoin de se produire et d’avoir un contact avec le public. Sans contact, nous déprimons, mourrons. Nous sommes en mode survie ».

Les commerces non essentiels vont rouvrir ce 28 novembre, les Français pourrons sortir effectuer leurs achats de Noël mais les restaurateurs, cafetiers et patrons de boîte de nuit ne seront pas de la fête.

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