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La région Auvergne-Rhône-Alpes rêve d'accueillir le prochain grand pôle européen en immuno-infectiologie
Par Guillaume Bernard publié le 11 MARS 2022 à 09:41
La Région Auvergne-Rhône-Alpes, aidée de chercheurs et d'industriels, souhaite faire du bassin lyonnais le lieu d'accueil d'un nouveau pôle européen de santé nommé Biocluster. Yannick NEUDER, Vice-président de la Région à l'enseignement supérieur, recherche, innovation, numérique et fonds européens nous en explique les enjeux. Interview.

Lors de la présentation de son plan industrie 2030, le président de la République avait annoncé sa volonté de créer trois nouveaux grands pôles de santé (biocluster) en France. Si l'on sait déjà que l'un d'entre eux, dédié à l'oncobiologie, se trouvera sur le plateau de Saclay, en banlieue parisienne, les deux autres places restent encore vacantes. Et la région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite se positionner.

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"Première région industrielle de France et 5ème région européenne en recherche publique-privée en matière de santé, l'Auvergne-Rhône-Alpes bénéficie de l’écosystème le plus à même de porter ce projet de biocluster européen d'immuno infectiologie", assure Yannick NEUDER, Vice-président du Conseil régional délégué à l'enseignement supérieur, recherche, innovation, numérique et fonds européens.

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Soutien des industriels

Pour transformer la candidature en candidature gagnante, la Région s'est adjointe l'aide des industriels et, surtout, celle du pôle de compétitivité Lyonbiopôle. Depuis sa création en 2005, il accompagne plus de 275 adhérents – entreprises, académiques et hospitaliers – dans leurs projets d'innovation, de croissance, d’internationalisation ou d’hébergement.

Parmi ses membres, on compte 6 fondateurs (4 industriels majeurs : Sanofi Pasteur, BioMérieux, Boehringer Ingelheim Animal Health, Becton Dickinson, le CEA et la Fondation Mérieux), 15 filiales de Grands Groupes et ETI, 230 PME (biotech, medtech…).

La Région peut aussi compter sur le soutien d'Alexandre Mérieux, PDG de bioMérieux. Une plaquette des plus complètes à présenter au gouvernement pour obtenir le label biocluster et les financements (européens, nationaux, régionaux) a été créée.

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Développer le "One Health"

"Est ce qu'il y aura d'autres pandémies ? Probablement que oui. Réchauffement climatique. immunité de la population qui vieillit, rend les risques plus probables. Il faut que l'on se prépare. Il faut une science qui évolue. Le projet de biocluster est un des signes de cette volonté d'évolution", soutient Yazdan Yazdanpanah président de l'Anrs, directeur de l'Institut d'immunologie, inflammation infectiologie et microbiologie à l'INSERM et chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris.

Au cœur de cette évolution, et du projet de biocluster auvergnat-rhônalpin, le concept de "One Health", est un mouvement qui promeut une approche unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaire. Elle vise notamment à mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique.

Tout cela suffira-t-il à faire de la région le futur lieu d'accueil du biocluster ? La réponse ne sera sans doute pas apportée avant la fin de la période électorale. Pour l'heure le montant des divers investissements potentiels n'est pas arrêté.

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