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Sophia Antipolis : Quand ValEnergies et SAP allient réalité économique et écologique
Par Olivia Oreggia publié le 24 SEPT 2018 à 09:00
Installée à Mouans-Sartoux, entre Cannes et Grasse, ValEnergies propose aux entreprises, industriels et collectivités dans tout le pays, de réduire leur facture d’électricité grâce à une solution basée sur le photovoltaïque et l’autoconsommation. Rien d’étonnant alors à retrouver parmi ses clients, SAP Labs, émanation à Sophia Antipolis du géant allemand des logiciels d’entreprise.

Que ce soit sur les toits ou au sol, les panneaux photovoltaïques de ValEnergies équipent déjà le groupe coopératif Maïsadour dans les Landes, la fonderie Alutec à Grenoble, le Business Pôle à Sophia Antipolis, les entreprises azuréennes Préfal ou Wit, ou encore donc, depuis 2 mois, SAP Labs.

28.000 installations au total en France. Il suffit d’avoir 300m2 minimum d’espace et l’entreprise s’occupe de tout.

« Le plus gros frein est l’investissement », nous explique Olivier Béchu, Directeur Général de ValEnergies. « Nous levons ce frein en prenant en charge toute l’installation. Il n’y a pas de travaux nécessaires. Nous ne cassons rien. Nous posons et lestons simplement nos panneaux. L’énergie solaire produite sur place est vendue à l’entreprise, 10% de moins que ce qu’elle paye habituellement à l’année, et avec ces revenus, nous amortissons le matériel.»

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Née il y a 10 ans, ValEnergies compte aujourd’hui 14 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 3 millions d'euros. Elle a développé une solution (baptisée Ellybox) qui ne pouvait que séduire SAP Labs, implanté depuis 20 ans à Sophia Antipolis et déjà très engagé dans la transition énergétique. Ici en effet, 40% de la flotte automobile est électrique. La direction prête même des Tesla à ses employés le week-end !

« SAP est un groupe qui marche bien (plus de 22 milliards de chiffre d’affaires, ndlr) », précise Hanno Klausmeier, Président de SAP Labs France. « Cela nous donne des responsabilités. Nous sommes un grand groupe, sans doute le premier en Allemagne. Nous avions les moyens d’investir mais avec ValEnergies, nous avons un résultat rapide ».

Le système Ellybox permet de produire près de 30% de l’électricité de l’entreprise où de puissants serveurs et ordinateurs tournent en permanence. Sans oublier la recharge très énergivore des voitures électriques aux bornes situées sur le parking.

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« Nous ne sommes pas la Croix Rouge, notre objectif premier est de gagner de l’argent ! » explique Hanno Klausmeier. « Nous devons rendre des comptes à la Bourse, à Francfort, à New-York, mais ce site doit avoir une valeur ajoutée. Nous devons prouver notre raison d’être, nous démarquer, faire jouer l’innovation dans la transition énergétique plus rapidement que les autres. Nous avons aussi une responsabilité sociale. »

L’intérêt économique a peu à peu rejoint l’intérêt initial, purement écologique.

Chez SAP Labs, on est même convaincu qu’il faut aller encore plus loin. L’étape suivante ? Une batterie pour stocker le surplus d’énergie produit. « Les entreprises, tôt ou tard, doivent suivre ce que nous faisons. »

Voilà qui devrait garantir un bel avenir à ValEnergies. Elle sera par ailleurs partie prenante dans la construction de l’IMREDD, l'Institut méditerranéen du Risque, de l'Environnement et du Développement durable au cœur de l’Eco-Vallée, à Nice, dont la première pierre avait été posée par le Premier Ministre et le maire de Nice en mars dernier.

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