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Sanya Maignal
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 14 Avril 2026 à 09:20

Place à l’essentiel : économies, rigueur et démocratie renouvelée. Dans un contexte financier contraint, Éric Ciotti, le nouveau Maire de Nice entend tourner la page des clivages pour engager la Métropole Nice Côte d’Azur dans une nouvelle ère, fondée sur le partenariat avec les communes et la responsabilité budgétaire. Reportage vidéo.

Désormais, c’est le changement. La présidence de la Métropole se veut « collective, équilibrée », et les conseils métropolitains appelés à redevenir de véritables espaces de débat, rompant avec une logique de validation jugée trop verticale.

Dès son installation, Éric Ciotti a donné le ton, insistant sur la nécessité de rassembler au-delà des sensibilités politiques : « Vous représentez ici des territoires différents, des convictions différentes. Cette diversité est une force ». Une manière d’affirmer une gouvernance plus ouverte, où les maires redeviennent des acteurs centraux de la décision publique.

« Il n’y a plus d’adversaires quand il s’agit de servir nos concitoyens », a-t-il également affirmé, esquissant les contours d’une démocratie locale apaisée et pleinement assumée.

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Une situation financière sous haute vigilance

Mais le cœur du diagnostic est financier. La Métropole affiche aujourd’hui une dette consolidée atteignant 2,5 milliards d’euros (946M€ de dette en 2012, 1,7Md en 2024), un niveau qui impose, selon le nouveau président, « lucidité et responsabilité ».

Face à cette situation, la ligne est claire : restaurer des marges de manœuvre. « L’argent public est rare », a rappelé Éric Ciotti, appelant à une gestion fondée sur « la prudence, l’intégrité et le respect du contribuable ».

Première mesure concrète et immédiate : les indemnités des élus seront réduites de 30 %, générant une économie d’environ 700 000 euros par an. Une décision présentée comme structurante, au-delà du symbole, pour installer une nouvelle culture budgétaire.

Dans le même esprit, un réexamen des dépenses est engagé, avec un objectif assumé : mettre fin aux dépenses jugées non prioritaires et recentrer l’action publique sur les besoins essentiels.

Fiscalité : une stratégie différenciée mais cohérente

La question fiscale s’inscrit dans cette logique de redressement. Si la baisse de la taxe foncière relève de la Ville de Nice, la Métropole agit sur ses propres leviers.

Ainsi, une réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est envisagée, dans une volonté globale d’alléger la pression fiscale. L’objectif est double : soutenir le pouvoir d’achat des ménages et renforcer l’attractivité du territoire.

Cette approche coordonnée traduit une orientation politique claire : faire converger les efforts de la commune et de la métropole vers un même cap de modération fiscale.

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Une métropole qui se veut au service des communes

Au cœur du projet : réconcilier l’institution avec ses territoires. Éric Ciotti entend faire de la Métropole un partenaire des communes, en redonnant toute leur place aux maires dans le processus décisionnel.

L’ouverture de la gouvernance à des sensibilités diverses illustre cette volonté. « Ici, il n’y aura que des élus de la République, respectés dans leur singularité », a-t-il affirmé, appelant à un « grand apaisement ».

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Relance économique : créer les conditions de la croissance

Au-delà du redressement financier, l’ambition est économique. Pour Éric Ciotti, la Métropole doit devenir un moteur de création de richesse.

« Les richesses ne sont jamais créées par ceux qui dépensent mais par ceux qui entreprennent », a-t-il déclaré, défendant une ligne favorable aux entreprises et à l’investissement.

Simplification administrative, accélération des projets, soutien à l’initiative : autant de leviers mobilisés pour renforcer l’attractivité et favoriser l’emploi.

Les grands défis du mandat

Mobilités, logement, résilience : les défis sont nombreux. Désengorger un territoire saturé, faciliter l’accès au logement, accompagner la reconstruction des vallées sinistrées figurent parmi les priorités.

Dans un territoire aux équilibres fragiles, l’enjeu est clair : concilier développement économique, qualité de vie et solidarité territoriale.

Un cap assumé

Avec cette prise de fonction, Éric Ciotti veut imprimer une ligne lisible : rigueur, responsabilité et retour au collectif.

Dans un contexte exigeant, il entend restaurer la confiance en assumant des choix forts et en recentrant l’action publique sur l’essentiel.

Une ambition résumée en une formule : « remettre la puissance publique au service du quotidien. »

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