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Zoé Favre d'Anne
27 juin 2018 Dernière mise à jour le Mercredi 27 Juin 2018 à 07:20

Quelles sont les grandes tendances issues du bilan 2017 de la Banque de France, des 15 000 PME de la région Auvergne-Rhône Alpes ? Analyse

L’antenne de la Banque de France à Lyon collecte chaque année les bilans des entreprises ayant un chiffre d’affaire de plus de 750 000 euros.

Généralement cette collecte est utilisée pour la cotation, mais cette fois ci la Banque de France a souhaité les utiliser pour « faire ressortir des données plus globales sur des références sectorielles, qui puissent aider les acteurs économiques de la région à se positionner par rapport à leurs confrères » explique Stéphane Albert, chef économiste à la Banque de France.

Attention toutefois, l’analyse de tendance se base uniquement sur les PME, pas les ETI ou les grands groupes.

L’analyse révèle ainsi que « les entreprises, au niveau de l’activité, ont été particulièrement dynamiques. »

En effet, en 2017, le chiffre d’affaire (CA) des entreprises concernées augmentait de 5% contre 3,6% en 2016. Cette augmentation du CA est, selon Stéphane Albert « dopée par l’export ».

Le CA à l’export a augmenté de 12,1% en 2017 (+6,6% et 2016). Plus en détail, le secteur de l’industrie a connu une hausse de CA de 5,1% en 2017, le BTP +6,6%, les services +5%, le commerce +4,1%.

En ce qui concerne l’investissement, il « progresse de façon significative […] mais peut être pas autant qu’on pourrait l’espérer pour que l’outil de production soit significativement amélioré » note Stéphane Albert.

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Le flux d’investissement rapporté aux immobilisations reste stable depuis 2016 à 8,7% (8,3% en 2015). De plus, le taux d’obsolescence (rapport amortissement et immobilisations) n’a pas bougé depuis 2016 (62,9%) « ce qui sous-entend que l’investissement ne permet que le maintien de l’outil de production et non pas une amélioration. »

Au niveau de l’endettement, la capacité de remboursement des entreprises s’est améliorée depuis 2015 car cette année-là 73,8% des entreprises avaient une capacité de remboursement inférieure à 3 ans et demi, et 16,1% avaient une capacité de remboursement supérieure à 16,1%.

En 2017, ces chiffres sont passé respectivement à 75,3% et 14,4%.

Enfin, en 2017 on note également une croissance des effectifs à +2,6% (+0,6% en 2015 et +1,6% en 2016).

Pour 2018, le climat des affaires est « un peu moins favorable » qu’en 2017, « on parle encore de croissance robuste mais un peu moins qu’en 2017 » nuance Stéphane Albert.

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