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Fiona Urbain
22 août 2025 Dernière mise à jour le Vendredi 22 Août 2025 à 11:38

La carrosserie Rabatel de Saint-Marcellin a franchi le pas de la robotisation avec l'acquisition du premier robot PaintGo d'Europe. Son responsable Grégory Chave, peintre carrossier depuis plus de 15 ans, témoigne de cette révolution technologique qui transforme son métier.

C’est un pari audacieux qu’a fait Grégory Chave, responsable de la carrosserie Rabatel à Saint-Marcellin. Face à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe son secteur, il a décidé de partir en Chine pour trouver une solution innovante : le robot PaintGo, une première européenne.

Un voyage en Chine pour valider l’innovation

Nous avons été les premiers à installer le robot en France et même en Europe“, précise Grégory Chave. Sa mission ? Accompagner la société importatrice en Chine pour “donner un avis de technicien“. Un parcours qui l’y préparait : “Je suis tombé dans la peinture, et j’ai même vendu de la peinture avant de reprendre la carrosserie Rabatel.”

Les attentes étaient claires : « Nous cherchions à gagner en régularité d’application, réduire la pénibilité pour les peintres et améliorer notre productivité sur les séries longues. »

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Une fiabilité et une précision exceptionnelles

Les performances du robot ont dépassé les attentes. « Nous avons souvent des cadences soutenues, et avec PaintGo, on peut compter sur une répétition constante des gestes, sans fatigue, sans variation. Le robot ne tombe pas malade, ne se déconcentre pas. C’est une vraie assurance qualité », explique le professionnel.

La qualité d’application l’impressionne : « Il y a une régularité dans les couches de peinture qu’il est quasiment impossible d’avoir à la main, surtout sur des grandes séries. Il respecte les épaisseurs à la lettre, il suit parfaitement les courbes, même complexes. Le rendu final est propre, net et sans surcharge. »

Quant à la précision : « Franchement, c’est bluffant. Il va jusqu’au millimètre près. L’IA présente dans le soft nous permet de le faire évoluer, certaines tâches difficiles au départ nous ont permis de progresser. La nouvelle version intègre les capots, pavillons et même les raccords. Si l’on respecte les préconisations des fabricants de peinture et de pistolet, le rendu est parfait. »

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Une évolution du métier, pas une menace

« Le robot ne remplace pas le peintre, il le valorise. Aujourd’hui, je passe plus de temps à préparer, à superviser, à assurer les finitions ou les ajustements. Mon rôle a évolué, mais il est encore plus technique. Le robot PaintGo m’a surtout enlevé la pénibilité et m’a permis de me concentrer sur l’essentiel.”

L’évolution des compétences est notable : « Mes salariées montent en compétences. Ils passent plus de temps à superviser et optimiser les process et deviennent plus performants sur les teintes. »

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Réduction drastique de la pénibilité

Le bénéfice le plus apprécié reste la réduction de la pénibilité : « Les tâches longues et monotones sont prises en charge par le robot, ce qui limite les douleurs et la fatigue. À terme, les troubles musculo-squelettiques seront moins importants. Le travail d’un peintre est épuisant surtout en fin de semaine ».

Formation et prise en main facilitées

L’adaptation de l’équipe s’est révélée plus simple que prévu : « Franchement, la prise en main a été assez rapide. Le logiciel est intuitif et les peintres se sont adaptés sans difficulté, car ils étaient motivés. »

La formation proposée par PaintGo fait la différence : « Ils prennent le temps pour que nous montions en compétence afin d’être opérationnels parfaitement. Ils nous aident à mettre en place un protocole pour les applications des bases et vernis, ce qui nous est très utile. Les fabricants de peinture participent aussi à l’aventure, ce qui montre qu’ils croient au projet. Ensuite, quelques jours d’ajustement sur le terrain et c’était lancé. »

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Un service après-vente exemplaire

Le service client impressionne particulièrement : « Le constructeur et partenaire est vraiment exceptionnel, nous sommes vraiment rassurés. »

Contrairement aux idées reçues, l’entretien reste accessible : « Un nettoyage régulier du pistolet, une vérification des capteurs et un peu de maintenance préventive, mais rien de lourd. »

Un mouvement qui s’accélère

Convaincu par l’expérience, Grégory Chave observe une vague d’adoption : « Nous avons été le premier robot installé en France, depuis de nombreux ont suivi ».

Son conseil aux hésitants ? « Foncez. C’est une évolution naturelle du métier. On gagne en constance, en qualité, et on réduit les erreurs. Le robot PaintGo, c’est un investissement qui se ressent dès les premières semaines. »

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