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Karl Demyttenaere
4 mai 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 4 Mai 2016 à 08:05

Un projet de nouvelle « taxe de séjour » applicable aux visiteurs ne passant pas la nuit dans la capitale catalane est en train d’être élaboré en ce moment par les services de la ville.

Si demain vous restez moins de deux jours dans la capitale catalane, vous pourriez être contraints de vous acquitter d’une nouvelle « taxe de séjour ». C’est la nouvelle idée de la maire de Barcelone Ada Colau, dont l’objectif est d’augmenter les revenus de la ville parmi les plus touristiques au monde.

Gala Pin, conseillère du maire en matière de tourisme, a confirmé le 29 avril que la ville travaillait sur ce projet de « taxe de séjour » applicable aux visiteurs ne passant pas la nuit dans la ville. 

Un projet ancien 

Il s’agit d’un projet déjà ancien puisqu’il a été évoqué pour la première fois en janvier dernier lorsque le conseil a proposé une « taxe pour touristes de passage » destinée à aider « au partage des bénéfices » du secteur touristique à travers la ville et à la « compensation des coûts ».

L’idée vise particulièrement les groupes de touristes qui effectuent une croisière ou une visite en car avec une escale de seulement quelques heures à Barcelone.

Dans son rapport, Gala Pin a évoqué l’impact économique des navires de croisière sur la ville et son port générant 800 millions d’euros de dépenses par an et rapportant 413 millions d’euros au PIB de la Catalogne (152 millions d’euros d’impôts et le reste en salaires versés aux 7 000 travailleurs du secteur touristique).

Un tourisme coûteux

Comme l’a ainsi souligné Gala Pin en janvier, ces touristes ont aussi un coût pour la ville « Non seulement en termes d’infrastructures, de nettoyage et de sécurité, mais aussi en termes de population éphémère qui chasse peu à peu la population locale, obligée de s’excentrer hors de la ville ». 

Pour rentabiliser le passage de ces touristes, la ville ne pouvait pas compter sur les taxes portuaires puisqu’elles ne sont applicables qu’aux navires de croisière qui accostent dans le port de Barcelone pour une durée de plus de 12 heures. Pour les autres, il n’y a aucun frais à débourser.

A l’heure actuelle, les détails de cette « taxe de séjour » restent à déterminer mais les conseillers semblent décidés à compenser financièrement l’impact parfois nuisible du tourisme sur la capitale catalane.

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