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Denys Bédarride
13 juin 2015 Dernière mise à jour le Samedi 13 Juin 2015 à 07:06

En 2012, 16,9 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit environ 830 000 personnes, vivent sous le seuil de pauvreté,

 

Grâce au nouveau dispositif « filosofi », l’observation des revenus, des inégalités et de la pauvreté monétaire peut se faire à l’échelle des communes.

En 2012, 16,9 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit environ 830 000 personnes, vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 989 euros par mois. Ces résultats sont supérieurs à la moyenne nationale qui est de 14,3%.

Le PACA se place ainsi en 4ème position des régions les plus pauvres. Si l’on s’attarde sur les départements, seules les Hautes-Alpes (14,1%) sont en dessous de la moyenne nationale. Le taux de pauvreté le plus élevé concerne les bouches-du-Rhône (18,1%)

 

Forte intensité de la pauvreté en PACA

Parmi les personnes pauvres en PACA, la moitié vit avec moins de 764 euros par mois , soit 225 euros de moins que le seuil de pauvreté. Cet élément nous montre à quel point la pauvreté est intense dans la région. Et, une fois encore , les Bouches-du-Rhône subissent la pauvreté la plus intense avec 23%.

En PACA comme ailleurs, la pauvreté est liée à la concentration urbaine. Ainsi, les grands pôles urbains sont de loin les plus touchés avec un taux de 17,5%.  Mais les communes isolées sont aussi très touchées (17,5%) . Cependant ce taux est relatif étant donné que ce sont des zones faiblement peuplées.

 

Plus l’on s’éloigne du centre, plus les revenus augmentent.

La géographie des revenus recoupe celle de la pauvreté. Dans le 10 grandes aires urbaines de la région qui comprennent une couronne, le niveau de vie des pôles est plus faible que celui de leur couronne. (19 300 euros contre 21 200)

Et au sein même des pôles, le niveau de vie des banlieues est supérieur à celui des centres-villes.

Le centre-ville de Marseille, plus grande aire urbaine de la région, se distingue par une dispersion des revenus très élevée.  En effet, les 20% plus aisés ont un revenu 5,4 fois supérieur aux 20% les plus pauvres. Pour ce qui est de Nice, le résultat est aussi élevé avec un taux de 5,2

Mais Marseille concentre sa pauvreté dans les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements. Le 3ème est même le plus touché de France métropolitaine avec une personne sur deux vivant sous le seuil de pauvreté (51,3%)

A l’inverse, les communes avoisinant Aix-en-Provence sont les moins touchées (6%)

 

Chômeurs, familles monoparentales et jeunes sont les plus touchés.

Les personnes dont le revenu principal est constitué des allocations chômage sont pauvres à 53,6 % dans le PACA contre 52,2 % au niveau national.

Les familles monoparentales et les ménages jeunes de moins de 30 ans sont les plus exposés avec des taux de pauvreté qui atteignent respectivement 32% et 24,1 %.

 

La part des salaires dans le revenu reste faible.

62,7 % du revenu provient des salaires, le reste dépend de la retraite, des prélèvements fiscaux et autres prestations sociales.

Là encore, on a de grosses disparités avec les ménages les plus pauvres qui ont une part de salaire moins élevée que la part des allocations sociales. En revanche, chez les classes moyenne, la part de salaire va jusqu’à 71,9% du revenu. Enfin, chez les ménages les plus riches, la part de salaire décroit de nouveau. Cela est dû à une augmentation des revenus du patrimoine et autres activités non salariées.

En savoir plus: INSEE

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