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Karl Demyttenaere
7 mars 2016 Dernière mise à jour le Lundi 7 Mars 2016 à 11:03

Malgré son alliance avec les centristes de Ciudadanos, le socialiste Pedro Sanchez n’a pu obtenir l’investir le 2 mars dernier. Une solution peut-elle émerger avant la convocation de nouvelles élections ?

L’Espagne peine à trouver un nouvel équilibre politique avec la fin du bipartisme.

En effet, les élections législatives de décembre 2015 ont mis fin au bipartisme et au face à face auquel se livraient depuis près quatre décennies conservateurs du PP (Partido Populare) et socialistes du PSOE (Partido Socialista Obrero Español). Aucune de ces deux grandes formations ne dispose à présent d’assez de voix pour avoir une majorité nette au Parlement.

Le Parlement espagnol a voté contre l’investiture de Pedro Sanchez, qui s’était allié aux libéraux (voir notre article), après une séance de près de 9 heures.

Tel Don Quichotte face aux moulins à vent, le leader socialiste a affronté une situation perdue d’avance n’ayant pas suffisamment de soutiens pour obtenir la majorité absolue. Ainsi, 219 députés ont voté contre son investiture.

Vers de nouvelles élections ?

Un deuxième vote est prévu ce vendredi 4 mars. Si Pedro Sanchez échouait une seconde fois, une période de deux mois s’ouvrirait au cours de laquelle d’autres négociations entre partis seraient possibles. Et en cas d’échec, de nouvelles élections seraient organisées le 26 juin. Le compte à rebours est lancé…

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