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Karl Demyttenaere
28 avril 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 28 Avril 2016 à 11:04

La 3ème, et ultime, ronde de consultations de Felipe VI s’est achevée le 27 avril sans résultat. Quatre mois après les élections de décembre, aucune majorité ne s’est dégagée. Conséquence : les électeurs devraient être de nouveau convoqués aux urnes

Les derniers espoirs de voir se constituer une majorité se sont évaporés avec la fin de la 3ème ronde de consultations de Felipe VI. Depuis lundi, le monarque avait reçu les chefs des partis politiques afin de les sonder, un à un, une ultime fois, sur un éventuel accord de gouvernement. Le miracle espéré n’a pas eu lieu… 

Après cet échec, tous les partis prennent position pour des élections anticipées, qui devraient avoir lieu vraisemblablement le 26 juin. Un nouveau scrutin intervenant après celui du 20 décembre mais qui ne devrait pas être diamétralement différent selon certains observateurs.

Podemos au rendez-vous ? 

En effet, selon José Pablo Ferrandiz de l’institut de sondages Metroscopia : « les enquêtes indiquent qu’on ne reviendra pas au bipartisme et que le Parlement restera fragmenté ». Ainsi, même si le Parti populaire resterait en tête, il ne pourrait gouverner faute de soutien. Les centristes de Ciudadanos progresseraient eux de quelques points. 

La surprise pourrait venir de la gauche de l’échiquier politique puisque Podemos serait sur le point de nouer une alliance avec les communistes de Izquierda Unida. Un rapprochement qui, en termes de voix, pourrait les faire passer devant les socialistes.

Est-ce que le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) va connaître le même sort que le Pasok grec, passé en 5 ans de 44 % à 4 % des voix et balayé par la montée en puissance de Syriza ? La réponse dans les urnes en juin prochain….

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