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Charlène Bouhet
23 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Septembre 2016 à 06:15

Kléber Mesquida, Président et député du département a repris son bâton de pèlerin pour défendre la viticulture héraultaise, ambassadrice du département. Interview au sein de la cave coopérative « Terroirs de la voie Domitienne » de Cournonsec. L'occa

Avec 84 900 hectares de vignes en 2015, soit 45% de la Surface Agricole Utile, l’Hérault est le 1er département viticole de la région Occitanie.

En quelques chiffres :

Le département compte 288 communes viticoles sur 343.

– 58 caves coopératives fournissent 70% de la production (2013),

– 1300 caves particulières détiennent 29% de la récolte et 1% de la production de vins provient du négoce.

Un poids économique non négligeable

Vraie « carte d’identité » du territoire, la viticulture tient une grande part de l’économie héraultaise, tenait à nous rappeler Kléber Mesquida. Concrètement, les 7 088 exploitations viticoles du département rapportent en valeur de production viticole 518 millions d’euros (Moyenne 2012-2014. Source : Agreste).

Pour le président et député Kléber Mesquida, le vin est un « Ambassadeur de l’Hérault ». On peut estimer que le vin héraultais exporte 30% de ses volumes.

47% des produits exportés vont en Europe. L’Allemagne est le premier client. S’en suivent la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni. 14% vont ensuite en Chine et 11% aux États-Unis.
La viticulture héraultaise représente 70% de l’économie agricole du département.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Département est solidaire de la profession

Des subventions sont reversées à la viticulture. Elles soutiennent la filière viticole notamment dans la lutte biologique, les investissements oenotouristiques ou encore l’aide à l’emploi…etc. Elles financent en partie aussi l’aménagement rural (aides aux aménagements fonciers, hameaux agricoles, réseaux d’irrigation Aqua Domitia…) Elles sont également destinées à l’Observatoire viticole.

Mais au delà de cet apport financier, l’Hérault a dû faire face aux intempéries et le Département propose des aides à venir. « Les aides classiques seront donc renforcées par des aides exceptionnelles qui seront votées en assemblée au mois d’Octobre. » a déclaré à la profession Kléber Mesquida.

Les épisodes de sécheresse ont abaissé de 20% les volumes de production selon les caves coopératives.

La grêle quant à elle s’est manifestée à deux reprises. Les taux de sinistre pouvaient atteindre jusqu’à 100% localement. Sur ce point, le président et député ajoute : « Par ailleurs, la grêle n’étant pas éligible à l’état de catastrophe naturelle, il est urgent de se mobiliser tous ensemble aux côtés des parlementaires pour saisir les ministres concernés et appuyer la possibilité de déroger à la règle. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. »

 

La viticulture de l’Hérault en 5 chiffres

Le Département pourrait intervenir dès à présent sur plusieurs dispositifs

Une aide directe pourrait être apportée aux vignerons pour le surcoût de la taille. Ce surcoût, pour une vigne grêlée, va de 20 à 50% suivant son impact. Il a été estimé à 400 000 euros en première approche. Le Département se propose de l’accompagner à hauteur de 50% soit 220 000 euros, incluant une bonification de l’aide aux Jeunes Agriculteurs (10%).

La perte estimée pour les caves coopératives concernées est de 67 000 hl pour 1 120 hectares grêlés à plus de 15%. Elles vont être confrontées à un problème de maintien du volume de production et de trésorerie pour conserver des marchés et maintenir ses emplois.

Les coûts de vinification vont donc augmenter en raison de la baisse des volumes de récolte. Il est proposé de contribuer à ce surcoût de vinification pour soutenir les viticulteurs touchés sans léser ceux qui ne l’ont pas été. Une aide à l’hectare proportionnel au degré de sinistre pourrait donc être créée. Son montant oscillerait entre 200 000 et 260 000€.

Une dizaine de familles sont impactées à 100%, ce qui laisse craindre des difficultés psycho-sociales. Le Département propose alors de renforcer le dispositif Bilan Diagnostic Professionnel Agricole avec 60 000€ en sus.

Un soutien au syndicat du Cru Pic-Saint-Loup pourrait être envisagé à hauteur de 20 000 à 25 000€ en raison d’une baisse des cotisations versées par les vignerons. Cette baisse met en péril son action future et sa structure de fonctionnement.

D’autres aides sont également envisagées pour les caves particulières (le cofinancement des frais de transport de matière en provenance extérieure), mais aussi pour les caves coopératives et particulières (un dispositif d’avance de trésorerie en partenariat avec la Région. L’enveloppe reste à déterminer).

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