« Sur le Vaucluse, on est davantage sur l’achat raison que passion. L’immobilier plaisir n’existe plus, les gens achètent utile ! » C’est le constat sans appel qu’a dressé Guy Farjon, président de la FNAIM Vaucluse à l’occasion de l’Assemblée général
Guy Farjon, pdt FNAIM84 et Jean-François Buet pdt FNAIM
Avec une moyenne de 57 % de propriétaires, le Vaucluse se situe au niveau moyen national, mais le département voit les prix de l’immobilier stagner même s’il existe de grandes disparités géographiques en son sein. En ce qui concerne le marché des résidences principales, le marché se porterait plutôt correctement selon le professionnel.
« Le marché des primo-accédants et les biens jusqu’à 320 000 € se portent bien. Après c’est plus compliqué. En gros pour les biens élevés, en particulier dans le sud du département il y a une perte effective de capital à la revente». Avec plus de 32 % de logements sociaux à Avignon, le marché des programmes immobiliers neufs dans la cité des papes est très difficile.
« Avec un défaut d’aménagement du territoire depuis 30 ans on est en présence d’une France à deux vitesses avec des régions qui se paupérisent. » a analysé Jean-François Buet président national de la FNAIM.
Au niveau national, en moyenne 2,5% du parc immobilier change de mains chaque année, mais là aussi il existe de grandes disparités géographiques et « le marché des résidences secondaires est très compliqué tout comme le marché des zones rurales. On sait qu’en 2025, 70% des Français résideront dans les grandes métropoles ce qui est un problème. »
Des acheteurs beaucoup plus regardants sur l’état et le cout de fonctionnement
Avec des taxes foncières en augmentation de plus de 58% en 10 ans, les acheteurs sont beaucoup plus vigilants sur le coût de fonctionnement du bien qui les intéresse.
« Dans les années 2002-2007, les gens se faisaient plaisir et vendaient leur appartement pour acheter une maison avec piscine, aujourd’hui ils font beaucoup plus attention, on est sur un marché raisonnable sans spéculation grâce aux taux d’intérêt qui sont bas ».
Un net recul de la clientèle américaine suite aux attentats
Selon les professionnels, la clientèle française est « angoissée par le futur ». Pour des raisons purement fiscales, ceux qui autrefois s’installaient dans le Vaucluse à l’heure de la retraite sont aujourd’hui attirée par d’autres pays : l’Espagne, ou le Portugal, du fait de leur proximité, de leur législation plus souple et de contraintes fiscales moindres.
Les investisseurs privés belges et suisses continuent d’investir dans le Luberon mais les Américains, du fait des attentats ont levé le pied. Les Anglais quant à eux commencent à souffrir du différentiel entre la Livre et l’Euro.

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