L’usine traitera 400 000 tonnes de matières résiduelles par an et produira 220 000 tonnes de méthanol qui sera utilisé comme matière première pour produire des matériaux destinés à l’économie circulaire ou des biocarburants. Elle devrait être opérationnelle en 2025
La société catalane Agbar (Sociedad General de Aguas de Barcelone), basée dans la capitale catalane, spécialisée dans la gestion de l’eau, s’associe à Respsol, entreprise espagnole spécialisée dans l’exploration, la production, le transports et le raffinage du pétrole et du gaz naturel, ainsi qu’au leader technologique canadien Enerkem, expert mondial également dans la gestion de l’eau, pour construire, dans le sud de la Catalogne à Tarragone, une usine de transformation des matières résiduelles en produits chimiques.
L’usine traitera environ 400 000 tonnes de déchets solides et produira 220 000 tonnes de méthanol. Ce méthanol sera utilisé comme matière première pour produire des matériaux destinés à l’économie circulaire ou des biocarburants, permettant ainsi d’éviter l’émission de 200 000 tonnes de CO2 et de réduire la quantité de déchets qui aboutissent dans les sites d’enfouissement.
L’usine, qui sera la première du genre en Catalogne mais également dans la péninsule Ibérique, sera cogérée par Agbar et Repsol, tandis qu’Enerkem agira à titre de partenaire technologique.
L’usine devrait être opérationnelle en 2025, une fois que la décision définitive d’investissement du projet aura été prise, ce qui devrait être accompli d’ici le premier trimestre de 2022.
Le projet a déjà obtenu l’autorisation environnementale intégrée (Integrated Environmental Authorization) et l’approbation de l’étude d’impact environnemental des autorités locales. Repsol possède un important complexe industriel à Tarragone, ce qui permettra de créer des synergies entre les installations.
Ce complexe pétrochimique en Catalogne est le plus important du genre en Espagne. Jose Luis Bernal, directeur général de Repsol pour les produits chimiques, souligne :
« Nous sommes très heureux de nous associer à des partenaires aux technologies novatrices qui sont compétents en matière de gestion des matières résiduelles, démontrant ainsi notre engagement envers une économie circulaire et confirmant notre objectif de recycler 20 % de notre production de polyoléfines d’ici 2030. L’usine se servira de la technologie de la gazéification pour transformer les déchets solides, un processus très complexe en raison de leur nature hétérogène. Enerkem est le propriétaire de cette technologie de pointe brevetée, la première à être mise à l’essai à l’échelle industrielle ».
Le directeur d’Enerkem, Dominique Boies, poursuit : « Nous sommes fiers que Repsol se joigne à nous en tant que partenaire pour soutenir davantage notre installation de Tarragone. Sa solide expertise dans le domaine, combinée à celle d’Agbar, nous permettra de mettre en valeur les nombreux avantages offerts par notre technologie de rupture unique, qui permet de transformer les déchets en plastiques renouvelables ou en biocarburants avancés ».
Grâce à cet investissement important, le projet a été sélectionné pour passer à la phase 2 du Fonds d’innovation de l’Union européenne, consacré aux technologies hautement innovantes et aux grands projets phares en Europe visant à réduire considérablement les émissions de CO2.
« Depuis ses origines en 1867, Agbar s’est imposée comme référence en matière de préservation des ressources. Possédant plus de 150 ans d’expérience, nous continuons de nous adapter et d’innover pour répondre aux besoins de notre environnement, dans le but d’améliorer la qualité de vie des gens.
Nous gérons l’eau et les ressources efficacement et dirigeons la création de solutions et de technologies, en trouvant un équilibre entre celles-ci et l’environnement, dans le but de transférer notre expérience accumulée et la valeur de la durabilité au public » précise la direction d’Agbar.
De son côté, Repsol contribue à la transition énergétique vers un modèle moins polluant. L’entreprise exploite des installations de production d’énergie à faible taux d’émissions et travaille sur plusieurs projets d’énergie photovoltaïque et éolienne.
Repsol s’est fixé l’objectif ambitieux d’être une entreprise carboneutre d’ici 2050 et s’est dotée d’une stratégie d’économie circulaire en 2016 qu’elle applique dans toute sa chaîne de valeur, de l’obtention des matières premières à la commercialisation des produits et services.
Son secteur des produits chimiques, orienté vers l’économie circulaire, contribue également à une économie plus décarbonisée

![Visuel cooperaif 1 1000x200px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_1000x200pxEcomnews-v1.jpg)







![Visuel cooperaif 1 300x600px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x600pxEcomnews-v1.jpg)





![Visuel cooperaif 1 300x250px[Ecomnews] v1](https://www.ecomnewsmed.com/app/uploads/sites/7/2026/04/Visuel-cooperaif-1_300x250pxEcomnews-v1.jpg)




Réagissez à cet article