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Denys Bédarride
26 octobre 2020 Dernière mise à jour le Lundi 26 Octobre 2020 à 08:10

Michèle Rubirola, la maire de Marseille, a reçu Jean Castex, Premier ministre, à l’Hôtel de ville ce 24 octobre pour un échange sur la situation sanitaire de la ville et sur les moyens de l’améliorer. Ils ont notamment abordé la question de la relanc

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Michèle Rubirola a insisté sur les moyens que l’Etat devait enfin donner aux hôpitaux publics de Marseille. Elle a insisté sur la reprise intégrale de la dette de l’APHM, soit un milliard d’euros tout en pointant le nécessaire accompagnement d’une politique d’investissements majeure.

Elle a tenu à rappeler au Premier ministre que les agents des hôpitaux publics de Marseille, contrairement à ceux de Lyon ou Paris, ne bénéficiaient pas de la prime logement.

Ces nombreuses difficultés ou inégalités conduisent irrémédiablement à des risques pour la santé des Marseillaises et des Marseillais.

Par ailleurs, la Maire de Marseille a rappelé au Premier ministre que « l’héritage de 25 années de gestion hasardeuse des comptes de la Ville la laisse sans les marges de manœuvre nécessaires pour investir pour l’avenir de la ville. « 

En rappelant les priorités de la nouvelle majorité que sont les écoles, le logement ou la réduction des inégalités sociales et territoriales, notamment en soutenant les artistes et le monde de la culture, ou encore les petites entreprises et les commerces de proximité, Michèle Rubirola a demandé au chef du gouvernement de mobiliser tous les moyens de l’Etat afin d’accompagner la nouvelle volonté politique municipale.

Cette contrainte financière, qui sera illustrée par un audit financier en cours de réalisation, s’accompagne de situations administratives parfois désarmantes : la Maire de Marseille a cité en exemple les outils d’aménagement du territoire, en matière de logement ou de transports publics dont la gouvernance est détenue par des élus marseillais d’opposition : 

« Ce transfert de compétences de la Ville à la Métropole ajoutent aujourd’hui une difficulté supplémentaire au développement nécessaire de Marseille. Ceux qui ont gravement échoué hier à la tête de la mairie de Marseille continuent, contre le choix du peuple marseillais, à orienter le destin de toute une ville. » 

Pour la Maire, « c’est à l’Etat de modifier cette situation de manière urgente ».

Pour finir, la Maire de Marseille « s’est étonnée de la signature ce jour d’un plan de relance régional alors que la ville de Marseille n’y a pas été associée. Au sein de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille doit être une priorité. Il n’est plus tolérable de travailler de cette manière. La Ville entend faire respecter le choix des Marseillais. « 

 

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