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Elections municipales à Toulouse : Quelles sont les priorités économiques pour les 3 principaux candidats à la Mairie ?
Par Guillaume Bernard publié le 06 MARS 2020 à 09:26
Jean Luc Moudenc, Nadia Pellefigue et Antoine Maurice sont les candidats les mieux placés dans les sondages pour l'élection municipale de Toulouse. Au micro d'Ecomnews, ils détaillent quelles sont leurs principales mesures pour favoriser l'économie de la ville Rose.

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Jean Luc Moudenc

L’actuel maire de Toulouse, qui se présente pour un 3ème mandat est crédité à 41% d'intentions de vote au premier tour, investi par les Républicains et soutenu par LREM, sans adversaire sur sa droite, Jean Luc Moudenc veut poursuivre son action en faveur du développement économique et durable de la ville et de la métropole.

La troisième ligne de métro. C'est le grand projet de Jean-Luc Moudenc pour son prochain mandat. Quel rapport avec l'économie ? Elle vise prioritairement à desservir les bassins d’emploi, notamment ceux d'Airbus, premier employeur dans la ville rose. La 3ème ligne devrait ainsi passer par l’Innopole de Labège, qui concentre de nombreuses entreprises du tertiaire et de l'innovation ou encore Montaudran aerospace.

Exonération pour les startups. Jean-Luc Moudenc, propose d’exempter de CFE et de CVAE les start-up pendant les 7 premières années de leur existence. Cela permettrait de pallier les problèmes de trésorerie dont, selon lui, elles souffrent pour une durée de temps significative.

Diversifier l’économie toulousaine. Sur la zone de Francasal, que la municipalité vient d’obtenir, Jean-Luc Moudenc souhaite développer les transports intelligents. A Fondeyre, zone d’activité du nord de Toulouse, il souhaite développer le transport de la logistique urbaine : centraliser les livraisons pour désencombrer le centre-ville.

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Nadia Pellefigue

Créditée à 14%, la candidate de la liste Une Nouvelle Énergie, soutenue par le PS, le PRG et le PCF, créer la surprise au second tour. La Vice-présidente de région en charge de l'économie ne manque pas d'idées en la matière.

Faire de toulouse la capitale de l'entrepreneuriat engagé. En proposant des espaces où les entreprises peuvent démontrer leurs talents, Nadia Pellefigue, souhaitent aider ceux qui imaginent des solutions innovantes pour demain. Elle donne des exemples, comme la valorisation des déchets organiques.

Une plateforme pour les commerçants et artisans. Nos emplettes sont nos emplois, explique la Vice-présidente de Région. En permettant aux commerçants et artisans locaux de voir leur existence hébergée sur le site de la mairie mais aussi de développer un outil de paiement en ligne leur permettant de faire de la vente à distance, il s’agit de concurrencer Amazon.

Être la ville des mobilités durables et intelligentesVoitures électriques, connectées, autonomes, bus à hydrogène vert seront une réalité demain. Je veux que Toulouse soit le berceau européen de ces technologies, nous en avons les capacités en matière de recherche et d'industrie”, conclut la candidate.

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Antoine Maurice

Surprise de cette élection, le candidat de la liste Archipel Citoyen est crédité de 25% au premier tour grâce au soutien d'Europe écologie les verts, et de la France Insoumise. Le candidat écologiste ne sépare pas écologie et économie et axe largement sa politique municipale de soutien à l'économie sur le développement de l'économie sociale et solidaire.

Moratoire sur la construction de nouveaux centres commerciaux. Pour soutenir le commerce de proximité et développer son maillage dans tous les quartiers de Toulouse et pas simplement au centre-ville, Antoine Maurice souhaite soumettre à la décision collective l’implantation de nouveaux centres commerciaux. Cela permettrait d’encourager au développement des coopératives et des associations, modèles de l'Économie Sociale et Solidaire que l’écologiste soutient particulièrement.

Développer les “emplois climats”. Le candidat écologiste souhaite accompagner et soutenir les secteurs de la transition énergétique : en développant l’isolation des bâtiments, l’agriculture et l’alimentation locale ou encore le recyclage et la réparation dans une logique zéro déchets.

Inclure des clauses sociales et environnementales dans la commande publique. Exiger d’une entreprise qu’elle produise moins de CO2 pour bénéficier de la commande publique, c’est développer l’emploi local. Ainsi en conditionnant l’accès à la commande publique à des critères écologiques, mais aussi sociaux, Antoine Maurice souhaite développer l’emploi local et l’insertion sociale.

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