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3IA Côte d'Azur, un label pour l'avenir et le développement des entreprises
Par Sanya Maignal publié le 06 MAI 2019 à 08:38
Le 3IA Côte d'Azur est l'un des quatre instituts récemment labellisés par le jury international dans le cadre du programme national pour l'intelligence artificielle. Une grande victoire pour l'Université, Inria, CNRS, Inserm, Inra, Eurecom, Mines, ParisTech, pour les 60 entreprises locales qui ont soutenu le projets ainsi que pour les collectivités territoriales.

L'institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle (3IA) est désormais une réalité pour l'ensemble d'acteurs porteurs de ce projet installé au sein de la première technopole d'Europe.

« Ce label est l'aboutissement de trois années de travail », précise Jean-Marc Gambaudo, Président de l'Université Côte d'Azur. Pour Jean Léonetti, Maire d'Antibes et Président de la Casa, « cette grande victoire est due aux chercheurs qui ont travaillé sur le dossier, mais aussi à l'ensemble du tissu économique, c'est une victoire aussi pour la Casa, le département, La Métropole Nice Côte d'Azur, la Région, les collectivités locales qui ont travaillé main dans la main avec les principaux porteurs du projet ».

Le budget alloué au 3IA est de 16 millions d'€. « Nous avons demandé 13,5 millons d'€, mais il a été augmenté, ce qui doit sans doute supposer de la qualité de notre dossier » conclut J.M. Gambaudo avec fierté.

45 chaires seront créées d'ici cinq ans

Pour David Simplot, porteur du projet 3IA Côte d'Azur et directeur d'Inria SAM, le travail ne fait que commencer :

« Dans un premier temps nous allons mettre en place les 25 chaires de l'institut et lancer les projets collaboratifs avec les entreprises qui financent le 3IA à hauteur de 30%. Ces projets concernent la recherche, les transferts, les thèses en entreprise et un laboratoire en commun ». Dans les cinq ans à venir, 20 autres chaires seront créées et les partenariats industriels seront renforcés.

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Le 3IA donne la priorité à la recherche, à la formation et à l'innovation. « Le but est de rassembler les meilleurs chercheurs internationaux et leur donner les moyens de travailler autour de la santé numérique et des territoires intelligents », explique David Simplot.

Deuxième objectif est de doubler le nombre de diplômes en IA, les entreprises ont besoin des experts. « On va former de nouveaux ingénieurs, nouveaux docteurs dans ce domaine, organiser de nouvelles formations adéquates », promet J.M. Gambaudo.

Et enfin, la recherche qui est faite en labo sera appliquée directement en entreprises. Tous les ans douze start-up IA sont créées en France, Davis Simplot souhaiterait que cinq en voient le jour à Sophia Antipolis.

Un booster pour l'attractivité du territoire

« L'intelligence artificielle ne sont pas seulement algorithmes, il faut prendre en compte leur impact sur les autres disciplines scientifiques, sur les entreprises et sur la société », explique J.M. Gambaudo.

« C'est important pour les entreprises, aujourd'hui toutes les entreprises ont besoin de l'intelligence artificielle », confirme Gilles Floyrac d'Amadeus. « Les entreprises ont besoin des chercheurs de haut niveau et aussi des talents qui développent les applications, ajoute-t-il. Dans les entreprises, les idées et les recherches se transforment en solutions concrètes par la suite mises à disposition des utilisateurs. »

Ainsi tout le monde trouvera son compte dans la labellisation, aussi bien les start-up que les grosses entreprises internationales telle Amadeus.

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