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Charlène Bouhet
26 novembre 2016 Dernière mise à jour le Samedi 26 Novembre 2016 à 07:43

Ces petits objets volants pilotés de l’extérieur envahissent notre quotidien et impactent de nombreux secteurs. Quel est le poids économique du marché des drones en France ? Comment modifie t-il certaines professions ? Explications

 

Les ventes de drones de loisirs ont explosé. Selon l’institut GfK, elles devraient progresser de 40% en 2016 (jusqu’à 390 000 unités) après avoir triplé en 2015. Son prix moyen est passé de 161 à 200 € au cours des 9 derniers mois.

Depuis 2012, la France s’est dotée d’une réglementation pour l’usage civil en particulier. Récemment, elle l’a durci en imposant une immatriculation obligatoire pour les engins de plus de 800 grammes. Cette nouvelle règle risque potentiellement de freiner les ventes dans ce domaine.

Mais le drone de loisirs n’est pas son seul usage

Tiré par les drones militaires et suivi par les drones civils professionnels, le marché est en plein essor.

Entre 12 et 18 % de croissance annuelle du marché français des drones d’ici 2025 et plus de 1 300 % de hausse du marché des drones professionnels d’ici à 2020 sont attendus (source : Le Monde).

Dans le secteur militaire, le marché mondial devrait bondir de 6,4 milliards à 10,4 milliards de dollars d’ici à 2024 selon une étude de IHS-Janes’s d’octobre 2015. Par rapport aux États-Unis, la France est à la traîne dans ce domaine et est encore dépendante des drones américains et israéliens.

Dans un autre secteur, celui de la sécurité, elle est la première à équiper sa gendarmerie pour collecter des renseignements sur des zones sensibles. Elle commence également à utiliser des mini-drones pour surveiller les manifestations et souhaite étendre son utilisation à la surveillance de la circulation.

Objet de surveillance, la SNCF s’en sert quant à elle afin de vérifier les 30 000 km de réseau. Depuis son premier drone en 2013, elle en possède 10 aujourd’hui.

Les services de livraisons s’intéressent de près à ce nouvel outil. Beaucoup d’études sont réalisées afin de faire progresser le vol automatisé. Malgré tout, ces ambitions restent pour le moment de simples projets, freinées par les réglementations et les contraintes technologiques.

Les médias sont bien entendu adeptes des drones, dont les coûts sont trois fois moins élevés que l’utilisation d’un hélicoptère pour effectuer quelques images.

Grandes surprises dans l’intérêt pour ces engins : l’agriculture et le BTP. En effet, un drone est également apprécié dans ces domaines. Un drone est capable de délimiter avec précision quelles parcelles d’un champ requièrent une irrigation ou un traitement insecticide par exemple. Pour la culture du blé ou du colza, 30% d’engrais peuvent ainsi être économisés.

En quelques heures, un drone peut créer une maquette numérique à partir d’une construction. Goldman Sachs considère même que le métier de géomètre risque d’être modifié avec cette nouvelle utilisation du drone.

Le marché français des drones civils en quelques chiffres…

Fin 2015, le territoire compte 400 constructeurs et 6 500 emplois directs autour de ce marché. Au total, il pèse 85 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

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