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En colère, les commerçants et restaurateurs lyonnais de plus en plus nombreux à manifester
Par Guillaume Bernard publié le 17 NOV 2020 à 14:47
Ils avaient annoncé un "acte 2" de leur mouvement de protestation, le pari semble réussi. Avec près de deux-mille personnes réunies sur la place Bellecour de Lyon, les commerçants et restaurateurs ont une fois de plus tenté de se faire entendre du gouvernement. Leur message, répété avec plus d'urgence encore à l'approche des fêtes : "laissez-nous travailler".

Ils étaient un gros millier, peut-être deux, réunis place Bellecour à Lyon pour exprimer à la fois leur colère et leur détresse, n'épargnant rien au gouvernement. "La sono fonctionne mal, on dirait que cette manifestation a été organisée par le gouvernement", tacle, au micro, un des organisateurs de la manifestation.

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Commerçants, restaurateurs, patrons de bars, de boîtes de nuit, indépendants, hôteliers, c'était la troisième fois qu'ils se réunissaient dans la capitale des Gaules. Ils réclament la réouverture de leurs commerces, fermés depuis l'annonce du reconfinement mais aussi la prise en charge des pertes d'exploitation et la substitution de l'Etat pour régler les loyers des bailleurs privés.

Certains secteurs d'activité déjà condamnés ?

Daniel Da Silva est le patron d'un complexe de boîtes de nuit dans la Drôme. Il a déjà déposé le bilan et annonces de bien tristes perspectives pour sa filière : "Je pense que le monde de la nuit ne se relèvera pas, alarme-t-il, il y a eu trop de casse". Mado, qui tient un bouchon lyonnais, espère de tout coeur que son restaurant puisse rouvrir avant les fêtes : "Si on rate cette période cruciale, c'est le chiffre d'affaires de l'année qui va dégringoler", explique-t-elle.

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Après diverses prises de parole,le cortège part à 15h de la Place Bellecour avant de rejoindre Cordeliers par la rue Edouard-Herriot et la rue Grenette puis traverse le Rhône en direction de la Préfecture.

Céline Saint-Cyr, venue d'Albigny-sur-Saône pour la manifestation, fait valoir le caractère essentiel de son travail. "Je tiens un tout petit café, les aides de l'Etat me permettent de tenir, je n'ai pas d'énorme perte de chiffre d'affaires et des factures, des loyers considérables à payer comme les commerçants plus gros. Néanmoins, fermer un café c'est tuer toute une vie sociale, des contacts entre les gens, de l'humain en somme. Et ça, surtout dans une toute petite ville comme celle où je travaille, c'est très regrettable."

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Leur vœu sera peut-être bientôt entendu : le Premier ministre Jean Castex a évoqué un éventuel allègement des mesures sanitaires strictement limité aux commerces le 1er décembre 2020 au cours de sa conférence de presse du jeudi 12 novembre. A condition toutefois que l'inversion de la courbe sanitaire du Covid-19 soit incontestable.

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