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Immobilier Côte d'Azur : L'objectif à court terme c'est d'augmenter la production de logements
Par Sanya Maignal publié le 18 FEVR 2021 à 09:18
La filière immobilière n'a pas échappé à la crise économique due à la pandémie. Le nombre de permis de construire, les mises en vente et les ventes sont en baisse, les délais d'écoulement courts et les prix en hausse indiquent l'urgence de reconstituer les stocks. Le marché de l'existant en revanche se porte bien. 

Pour le secteur, l'année 2020 fut une année particulière. En plus de la crise sanitaire, la filière a subi les conséquences des élections municipales à rallonge entraînant des créations de commissions tardives. Tout le calendrier a été chamboulé. Ce contexte a pesé non seulement sur la production mais aussi sur les perspectives 2021 en termes de délivrance des permis de construire et de reconstitution de l'offre.

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Le neuf en difficulté

Les chiffres concernant le logement neuf sont en recul : -40 % pour les mises en vente, -25 % pour les ventes et -23 % pour les disponibles. Clairement, le niveau est le plus bas depuis deux ans. Le délai d'écoulement reste le même qu'en 2019 à savoir huit mois, un délai assez faible qui indique la pénurie de logements neufs. La baisse du marché touche l'ensemble du secteur, notamment le territoire de la Métropole Nice Côte d'Azur.

En revanche, la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis est une exception avec des chiffres qui sont en hausse de 40 % en ce qui concerne la mise en vente, +13 % pour les ventes et +11 % pour le stock disponible. Il s’agit d’un territoire qui a commencé la période avec un taux assez bas. Ces chiffres sont encore plus marquants au dernier trimestre de 2020 avec le recul des ventes de 37 % et le recul des mises en vente de 47 %, ce qui prépare mal l'activité de 2021.

« Les permis de construire ont subi un délai d'instruction plus long, explique Jean-Marie Ebel, Président de l’observatoire immobilier d’habitat, CCI Nice Côte d’Azur. De plus, la production des permis de construire a reculé de 30 %. Cela va retarder la mise à l'offre en 2021. »

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Objectif : augmenter la production

« Il est alors indispensable de mieux s'organiser pour répondre aux objectifs de production de logements qui pèsent sur l'économie du département et sur l'attractivité du territoire, précise J.-M. Ebel. Il est absolument fondamental d'évoluer sur ce point.

La Chambre de commerce et d'industrie va s'investir notamment à travers un manifeste en donnant la parole à tous les segments de la filière immobilière de façon à ce qu'on présente clairement et de manière opérationnelle les problématiques et qu'on propose des réponses. »

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Le prix du neuf inaccessible aux actifs

En ce qui concerne le neuf, l'offre n'est pas suffisante et le prix de revient est trop important, par conséquent les prix à la vente sont exorbitants. En 2020 ils étaient à la hausse de 1,6 % pour les mises en vente et 1,4 % pour les ventes. Pour un mètre carré dans les Alpes-Maritimes il faut compter en moyenne entre 3644 € pour les ventes en bloc et 5918 € pour les résidences service.

Le prix pourtant varie entre les territoires et passe de 4296 € à l’ouest du département du côté de Grasse à 7613 € le mètre carré à l’est, du côté de Menton !

Le Président de l’OIH regrette ces prix exorbitants, d'autant plus qu'ils vont certainement augmenter en 2021, et estime qu'il est indispensable de travailler sur la baisse des prix. « Heureusement l'ancien est plus accessible avec des prix qui sont pour 65 % des appartements en dessous de 4500 € », précise-t-il.

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L'ancien se porte bien

Le marché de l'ancien résiste bien et Cyril Messika, Président de la FNAIM Côte d’Azur est optimiste : « On a surtout des acquéreurs motivés. En plus le marché de l'existant est bercé par des taux d'intérêt extrêmement bas ».

La baisse des transactions de 8 % par rapport à 2019 est due à la période du confinement où les agences ont été fermées et les visites interdites. Le volume important et les prix bien inférieurs par rapport au neuf (19 % des appartements sont à maximum 3000 € le mètre carré), les actifs vont préférer acheter dans l'ancien. Cyril Messika garde donc le sourire : « 2021 a bien commencé et on espère que la demande va se maintenir. »

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