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A la découverte de l'industrie azuréenne qui se porte bien !
Par Sanya Maignal publié le 15 NOV 2019 à 09:07
Point de grosses cheminées, point d'usines polluantes ou bruyantes, l'industrie azuréenne est plutôt discrète : sous le signe des parfums et arômes du coté de Grasse, de l'intelligence et des nouvelles technologies à Sophia Antipolis et des technologies à Carros. Discrète, mais bel et bien présente et diversifiée. Cette semaine, elle a été mise à l'honneur lors de la 18e édition d’Industria Méditerranée    

La 18ème édition d’Industria Méditerranée, organisée à Nice par la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur, l’APPIM et l’UIMM Côte d’Azur a accueilli plus de 120 exposants, plus de 1 500 visiteurs dont 600 étudiants venus s'informer sur les métiers des filières industrielles dans les Alpes-Maritimes et passer des speed-dating.

Jackpot pour 140 jeunes qui sont repartis avec une promesse d'embauche.

Deux « Territoires d'industrie »

Deux labellisations « Territoires d’Industrie » sur sept de la région SUD se trouvent dans les Alpes Maritimes : Carros et le pôle métropolitain Pays de Grasse, Sophia-Antipolis et Cannes-Pays-de-Lérins. Une véritable reconnaissance du dynamisme et du potentiel des 5 000 entreprises industrielles.

Celles-ci génèrent 50% de l'activité économique du département et embauchent plus de 60 000 personnes. La richesse totale produite par l’industrie est évaluée à 8 milliards d’euros, ce qui représente 25% du PIB des Alpes-Maritimes.

L’empreinte en valeur ajoutée tient compte de la richesse directe de l’industrie (44%), de la richesse indirecte créée par les achats aux sous-traitants et fournisseurs (24%) et de la richesse induite pour 32%. L’effet de levier est estimé à plus du double de la valeur (X 2.3).

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La richesse de la diversité

« Pratiquement toutes les activités industrielles sont présentes dans le département grâce au grand nombre des TPE et à la présence de grands donneurs d’ordre dans les domaines de l’aérospatial, de l’aromatique, de l’électronique, de la santé… », précise Michel Manago, Président de l'APPIM.

Des cartes électroniques de Studiel aux grosses machines de Schneider Electric ; de la conception et fabrication de prototypes signés Factory Unit à la transformation des idées en réalité virtuelle chez Sophia Engineering en passant par Malongo, le torréfacteur azuréen écoresponsable et connu à l'international.

Au nombre de 5000, toutes tournées vers l'innovation à l'image de La Compagnie du Midi, l'une des lauréats de la 2e édition des Grands Prix de l'industrie du futur, organisée par La Tribune. Cette entreprise azuréenne spécialisée dans la cosmétique et le nettoyage bio, est l'une des cinq du territoire national distinguées pour leur capacité à innover et à remettre en cause leurs business modèles.

Quatrième révolution industrielle

« On en parle depuis trois ans et les entreprises se préparent à passer des anciennes technologies aux nouvelles, mais la révolution industrielle s'applique aussi sur les méthodes de travail, sur le management, l'orientation et la gestion des entreprises, explique Michel Manago. Aujourd'hui, les entreprises s'ouvrent de plus en plus vers l'extérieur, et dans l'avenir elles seront toutes connectées à leur écosystème, elles vont travailler de plus en plus ensemble, la notion de concurrence se transforme en cooptation ou coopération ».

Si l’enjeu d'Industria Méditerranée est de redonner ses lettres de noblesse à l'industrie, de promouvoir la formation et les métiers, sa vocation est également de faire un pas vers l'industrie du futur, vers le fonctionnement du futur en faisant en sorte que les industriels se rencontrent et que des synergies intersectorielles se créent. Au vu du nombre de participants et d'échanges, le pari a été tenu.

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