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Denys Bédarride
25 janvier 2022 Dernière mise à jour le Mardi 25 Janvier 2022 à 09:01

Cette filière est particulièrement active sur le territoire des Alpes-Maritimes. Elle recouvre, d’une part, une grande partie de l’écosystème des Parfums, Arômes, Saveurs et Senteurs (Pôle Innov’Alliance), et d’autre part, de la santé et des biotechnologies (Pôle Eurobiomed). Analyse. 

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La Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur met en œuvre des actions pour le développement des entreprises de cette filière depuis plus de 20 ans.

L’évolution des indicateurs-clés est mesurée par l’Observatoire Économique Sirius et donne lieu à cette étude. Elle dresse un état des lieux avec les principaux indicateurs économiques (suivi des établissements, volume d’activité et emplois générés), et permet d’évaluer les tendances d’évolution au regard du contexte économique.

Cette étude s’appuie notamment sur une enquête réalisée auprès des entreprises implantées dans les Alpes-Maritimes identifiées, comme appartenant à la filière. 

L’analyse de l’implantation des entreprises de la filière Sciences du vivant des Alpes-Maritimes fait apparaître une logique de clusters, c’est-à-dire de regroupement. 

Les industries de l’aromatique et de la cosmétique interagissent sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse (CAPG), alors que le génie biomédical trouve son ancrage principalement sur la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (CASA). L’industrie pharmaceutique quant à elle s’est organisée principalement sur la Métropole Nice Côte d’Azur (MNCA). 

Le territoire de la CA du Pays de Grasse regroupe à lui seul plus du tiers des entreprises et du chiffre d’affaires de la filière Sciences du vivant dans les Alpes-Maritimes

La CASA affiche également son dynamisme en rassemblant plus du tiers des effectifs et du volume d’activité total. La MNCA est l’autre terre d’accueil majeure pour les activités de la filière avec un quart des établissements et près 970M€ de chiffre d’affaires.

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Une majorité de petites entreprises 

Plus de la moitié des établissements sont de très petite taille (TPE), comptant moins de 3 salariés. Leur effectif total est faible, de l’ordre de 250 emplois, soit 3% des emplois de la filière.

A l’inverse, les établissements de 50 salariés ou plus représentent seulement 8% du total des établissements, mais concentrent à eux seuls 80% des effectifs de la filière. Cette répartition est d’ailleurs à l’image de la structure du tissu économique en France.

Les territoires du Pays de Grasse et de Sophia-Antipolis présentent des caractéristiques similaires en termes de répartition des effectifs par taille d’entreprises. Le secteur de la MNCA regroupe plus du quart des effectifs de la filière avec seulement 9 établissements. 

Trois pôles majeurs d’implantation dans le département 

La répartition géographique des établissements répond à une logique de clusters dans lesquels les établissements se concentrent selon leur domaine d’activité. La carte ci-après met en évidence trois grandes zones concentrant à elles seule 48 % des établissements et 83 % des emplois : la zone de Grasse incluant Bar-sur-Loup et sa périphérie (115 emplois), la technopole de Sophia Antipolis (70 emplois), et la Zone Industrielle (ZI) de Carros-Le Broc (25 emplois).

La zone de Grasse/Bar-sur-Loup totalise 3 900 emplois. On y trouve à la fois des établissements emblématiques tels que Robertet et V Mane Fils (2 300 salariés), mais aussi un nombre important d’établissements de taille moyenne.

La technopole de Sophia-Antipolis se démarque également par une multiplicité d’établissements (68 sur la zone, soit 16 % des Alpes-Maritimes) qui totalisent 1 800 salariés. Sur la ZI de Carros-Le Broc, la logique d’implantation est identique avec, en particulier, 5 Très Grandes Entreprises (TGE) dont Arkopharma et Virbac, employant à eux seuls 2 200 salariés.

À noter qu’à l’ouest du département, la Zone d’Activité de la Festre Sud dans la commune de Saint-Cézaire se démarque par l’implantation d’une douzaine d’établissements de taille moyenne dont SFA Romani et Aromatech. 

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La situation de l’emploi dans la filière 

Concernant l’année 2020, trois quarts des dirigeants de la filière Sciences du vivant considère que la situation de l’emploi reste stable malgré le choc économique lié à la crise sanitaire. 

Ces établissements sont majoritairement de petite taille. Les établissements déclarant une amélioration de la situation de l’emploi (18%) se répartissent entre les territoires de Sophia Antipolis, Pays de Grasse et la Métropole Nice Côte d’Azur.  

Le marché de l’emploi retrouvant globalement de la fluidité sur tous les secteurs en France. La projection des dirigeants de la Filière Sciences du vivant pour les prochains mois est également positive : deux tiers des répondants à l’enquête envisagent de stabiliser leurs effectifs.

Les intentions de recruter se révèlent davantage sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur, et dans une moindre mesure sur le territoire de Pays de Grasse. 

Le chiffre d’affaires des établissements de la filière Sciences du vivant s’établit à 2,6 milliards d’euros pour l’année 2020, soit un chiffre d’affaires moyen de 6,1 millions d’euros par établissement.

La valeur ajoutée, autre indicateur économique de la création de richesse d’une entreprise, s’établit à 854 M€. La répartition de ce volume d’activité suit logiquement leur taille et le secteur d’activité. 

Au niveau des territoires, la CA Sophia Antipolis représente 37% du chiffre d’affaires de la filière, qui est à un niveau sensiblement identique pour la CA du Pays de Grasse (35%). En 3ème position la MNCA pèse 26% de l’activité.

Des variations importantes entre les secteurs d’activité sont à souligner également. 

La filière des sciences du vivant intègre six domaines d’activité économique : les industries aromatiques, cosmétiques et pharmaceutiques, le génie biomédical, la chimie de base et le monde végétal. 

Source CCI Nice Côte d’Azur 

 

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