Endettement famille
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Denys Bédarride
20 avril 2026 Dernière mise à jour le Lundi 20 Avril 2026 à 18:27

Klaro, le service RH qui simplifie l'accès à l'ensemble des aides financières, dévoile les résultats d’un sondage Ipsos mené auprès des salariés en région sur leur santé financière. Alors que dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 37 % des ménages déclarent une situation financière tendue, l’étude souligne le lien indéniable entre préoccupations pécuniaires et productivité en entreprise.

Un constat alarmant : la précarité gagne du terrain

Bien que la majorité des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes (63 %) juge sa santé financière bonne ou excellente, une part non négligeable de la population régionale est à la peine. 37 % des foyers (contre 42% à l’échelle nationale) vivent aujourd’hui dans une situation financière fragile, tendue ou critique et plus d’un tiers (37 %) a vu sa situation se dégrader au cours de l’année écoulée.

Cette tension oblige les salariés à des arbitrages difficiles. Parmi ceux qui souffrent de difficultés financières :

  • 60 % ont renoncé à des loisirs ou des vacances.
  • 41 % ont fait des concessions sur une alimentation de qualité.
  • 30 % ont dû couper dans leur budget chauffage ou énergie.
  • 30 % ont renoncé à des soins médicaux ou dentaires.

Enfin, l’enquête met en lumière une méconnaissance des dispositifs de soutien : 65 % des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes éligibles à des aides ont déjà renoncé à les demander en raison de la complexité administrative ou du manque de temps.

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L’impact invisible sur le monde du travail

Le stress financier ne s’arrête pas à la porte du domicile ; il s’invite au bureau. L’enquête démontre que les préoccupations financières sont omniprésentes : 25 % des salariés y pensent plusieurs fois par semaine, voire en permanence. Pour les salariés en situation de fragilité, les conséquences professionnelles sont concrètes :

92 % estiment que cela impacte leurs loisirs, mais surtout 66 % déclarent un impact négatif sur leur santé et 45 % sur leur travail.

Ceux qui ressentent un impact au travail citent en priorité une dégradation de leur bien-être (52 %), de leur concentration (38 %) et de leur productivité (24 %).

30 % des salariés ont déjà manqué au moins une journée de travail pour régler des préoccupations personnelles.

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Le rôle de l’entreprise : un levier de performance attendu

Face à ce constat, les attentes envers les employeurs sont fortes. 63 % des répondants considèrent que l’accompagnement du bien-être financier par l’entreprise est « important » ou « indispensable ».

L’étude révèle un gisement de motivation sous-exploité. Si les entreprises aidaient concrètement leurs collaborateurs à améliorer leur pouvoir d’achat :

  • 70 % seraient plus motivés.
  • 64 % afficheraient un engagement professionnel plus fort.
  • 61 % ressentiraient moins de stress.

Ainsi, 64% des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes plébiscitent des garanties santé et prévoyances renforcées et la mise en place de dispositif d’intéressement et de participation (59%). Ils sont même 35% à déclarer qu’ils apprécieraient un simulateur pour connaître toutes les aides sociales auxquelles ils ont droit.

Méthodologie

Sondage Ipsos pour Klaro, réalisé en ligne auprès d’un échantillon de 1 000 salariés représentatif de la population active française, en ligne, en février 2026.

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